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LOOKBOOK

Chaque semaine Baos vous propose un nouveau Lookbook inspiré d'un film, une œuvre d'art ou littéraire...Des idées déco, des ambiances, des associations inattendues. Bénéficiez de - 10 % durant une semaine sur toutes les pièces du Lookbook !

MONDE SUSPENDU

MONDE SUSPENDU

MONDE SUSPENDU

"Monde suspendu" est une peinture de l'artiste italien Alberto Magnelli, réalisée en 1956.

Né à Florence en 1888, Alberto Magnelli ne suivra pas d’école de peinture, ses vrais maîtres seront Paolo Uccello, Masaccio, et surtout Piero della Francesca à qui il doit son sens de la composition. 
Il fréquente les futuristes italiens, Marinetti, Boccioni et Carrà à partir de 1911, sans jamais se rallier à leur mouvement. En 1914, il voyage à Paris où il rencontre Apollinaire, Picasso, Léger et Archipenko, mais le début de la guerre le contraint à rentrer en Italie. C’est en 1915 qu’il parvient à l’abstraction, et devient ainsi le premier peintre abstrait italien. A partir de 1922, Magnelli se remet en question et ce sera la période de la peinture « inventée », proche de la peinture métaphysique de ses amis De Chirico et Carra. En 1930, il cessera de peindre. Impressionné par la vision des blocs de marbre dans les carrières de Carrare, il réalise en 1931 une série de "Pierres éclatées". En 1934 à Paris, a lieu chez Pierre Loeb, sa première exposition personnelle. Il y rencontre Kandinsky et s’oriente définitivement vers l’abstraction. Pendant l’occupation, l’artiste et sa femme habitent la propriété de la Ferrage, à Grasse. Avec Jean Arp, Sophie Taeuber et Sonia Delaunay, eux aussi réfugiés dans la région. De retour à Paris en 1944, une première rétrospective de son œuvre est présentée en 1947 à la galerie René Drouin. D'autres suivront en 1954 à Bruxelles, en 1955 au musée d'Eindhoven et au musée d'Antibes en 1955. La plus importante collection permanente de ses œuvres est conservée au château-musée de Vallauris (Alpes-Maritimes). Il meurt en 1971 à Paris à l’âge de 88 ans.


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- le trait de Paolo Uccello
- la métaphysique de Giorgio De Chirico
- le radicalisme de Vassily Kandinsky
la puissance des Carrières de Carrare
- le cerne de Valerio Adami

légendes des visuels
1-"Neve", 1910, peinture 2-"Peinture 0521", 1915, peinture 3- "Ardoise", 1940, gouache sur ardoise, 26 x 18 cm4-"Sans titre", 1941, estampage à l’encre sur plan de ville5-"Peinture n°5", 19516-"Volontaire", 1962



MÉTAPHYSIQUE DES MŒURS

MÉTAPHYSIQUE DES MŒURS

MÉTAPHYSIQUE DES MŒURS

"Métaphysique des mœurs" est un ouvrage, paru en 1795, du philosophe allemand Emmanuel Kant (1724-1804). Selon Kant, la philosophie peut être divisée en trois domaines : la physique (l’étude du monde physique), l’éthique (l’étude de la morale) et la logique (l’étude des principes logiques).
Ces champs peuvent impliquer une étude soit "empirique" soit "pur" (l’analyse de concepts). La "Métaphysique des mœurs" est donc l’étude des concepts purs se rapportant à l’expérience morale. La morale, selon Kant, désigne la partie pure et rationnelle de l’éthique. 
La base de la morale est le concept de la liberté. La liberté est la capacité de se donner à soi-même sa propre loi (auto-nomie). Au contraire, la morale ne saurait exister dans un état d’hétéronomie, lorsque nous obéissons aux exigences d’autrui. C’est donc bien la question “que dois-je faire ?” ou “que dois-je vouloir” que Kant entend mettre en application dans un système de devoirs qu’il élève à la moralité et donc à la liberté. Cette application consistant à rendre possible le devoir-être, la morale kantienne vise à l’humanisation des conditions de l’action. Les différents devoirs sont autant de représentations de l’homme en tant qu’il constitue les sources ou les buts de l’action."Le sentier de la liberté est le seul où il soit possible d’user de sa raison dans la conduite de la vie“, conclut Kant.


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- "La liberté est cette faculté qui élargit l'utilité de toutes les autres facultés." Emmanuel Kant
- "Rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion." Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- "Je pense, donc je suis." René Descartes
- "Il n’y a point de génie sans un grain de folie." Aristote
- "Touché par l’amour, tout homme devient poète." Platon 


SMOKING, NO SMOKING

SMOKING, NO SMOKING

SMOKING, NO SMOKING

"Smoking / No Smoking" est un film réalisé en deux parties par Alain Resnais en 1993. Il s'agit de l'adaptation de la pièce "Intimate Exchanges" du dramaturge britannique Alan Ayckbourn, créée en 1982. Le film obtient le prix Louis-Delluc en 1993 et le César du meilleur film en 1994Deux films, deux acteurs, neuf personnages, douze épilogues. À coups de dé, Resnais embarque le spectateur dans un jeu de réactions en chaîne et de fausses pistes, et interroge sur le sens de la vie.Il y trouve de quoi alimenter sa permanente et féconde méditation sur les inconstances temporelles, s'en empare avec une délectation téméraire et réussit l'impossible : porter au cinéma le comble de la théâtralité en conservant ce qui fait le prix irremplaçable du spectacle vivant, le danger. Tout en signant, avec ce monument d'artifice revendiqué, de conventions et de contraintes assumées, tourné entièrement en studio dans les extraordinaires décors d'extérieurs signés comme d'habitude par Jacques Saulnier, deux films hautement personnels et totalement réjouissants. Des films où la réalité attrape parfois la fantaisie à la gorge et qui débouchent, au détour d'un épisode anodin, sur des émotions insolites, de fugitifs désespoirs. Il n'y est question, finalement, que de frustrations, de déceptions, de vies gâchées, d'ambitions en jachère. Et l'on rit.


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- l’inventivité d’Alain Resnais
- la géniale écriture d'Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri
- les décors de Jacques Saulnier
- les illustrations de Floc’h
- le talent du duo Azema / Arditi



MADEMOISELLE DE...

MADEMOISELLE DE...

MADEMOISELLE DE JONCQUIÈRES

Mademoiselle de Joncquières est le premier film en costumes d’Emmanuel Mouret réalisé en 2018.Adaptation d’un épisode bien précis du roman philosophique "Jacques le Fataliste" de Denis Diderot, connu des cinéphiles pour avoir déjà prêté son argument aux "Dames du bois de Boulogne" (1945), de Robert Bresson, sombre et magnétique chef-d’œuvre du cinéma français de l’Occupation. Les deux films racontent, peu ou prou, la même histoire : la vengeance d’une femme bafouée qui ourdit contre son amant volage une machination implacable, vouée à l’humilier publiquement. Pourtant, la version de Mouret se défait significativement de cette parenté intimidante, pour se montrer fidèle à Diderot, investir corps et âme un XVIIIe siècle où les délibérations amoureuses empruntent les subtils cheminements de la philosophie morale. Le cinéaste trouve là un parfait terrain pour jouer sur ce qui l’a toujours intéressé : l’ironie consciente ou inconsciente du langage, la distance qui s’établit entre les mots et les gestes, la parole et les sentiments, ce que l’on prétend et ce que l’on n’ose s’avouer. La joute amoureuse se mêle ainsi au combat des idées.


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- Emmanuel Mouret, réalisateur né à Marseille en 1970
- "Jacques le fataliste et son maître" roman philosophique de Denis Diderot, 1796
- Maurice Quentin de La Tour, portraitiste pastelliste français de XVIIIème siècle
- "Les Dames du bois de Boulogne" de Robert Bresson, 1945



    LE COQ DE BRUYÈRES

    LE COQ DE BRUYÈRES

    LE COQ DE BRUYÈRES

    "Le coq de Bruyères" fait référence à la série de coqs que l’artiste Jean Lurçat, réalisera tout au long de sa vie. Artiste aux multiples facettes, peintre, poète, illustrateur, céramiste et tapissier. Il doit principalement sa notoriété à ses travaux de tapisserie tout en restant en marge des courants esthétiques contemporains. Il est le frère de l’architecte Jean Luçat qui lui construira en 1925 sa maison-atelier, chef-d’œuvre moderniste. En 1928, la collectionneuse Marie Cuttoli fait tisser à Aubusson des tapisseries d’après des œuvres de Lurçat et d'autres artistes de sa collection, cette expérience sera décisive pour Lurçat qui abandonne la peinture de chevalet et s’approprie la technique de la tapisserie. Il perçoit le potentiel immense et l’originalité de cet art. A partir de ce jour, il n’aura de cesse de prôner les avantages d’une méthode qui revient aux fondamentaux de la technique du Moyen âge. Afin de soutenir les manufactures d’Aubusson, lourdement touchées par la grande crise et en panne de création, l’administrateur des Manufactures nationales, confie une grande commande à des artistes contemporains. Lurçat est déjà doté d’un acquis d’expérience quand il arrive à Aubusson en septembre 1939 pour la commande d’une tenture des "Quatre saisons". Son inspiration se renouvelle du tout au tout. Par sa puissance de création et l’originalité du monde poétique qui l’habite, il rénove en profondeur le langage de la tapisserie au XXè siècle. Il peuple désormais les murs des cinq continents dans les lieux de prestige et de pouvoir et devient en quelque sorte un ambassadeur du goût français et de la place retrouvée de la France.

    Jean Lurçat est né à Bruyères (Vosges) en 1892, il meurt en 1966 à Saint-Paul-de-Vence.


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    - 1911 Jean Lurçat entre à l'atelier de Victor Prouvé, fondateur de l’École de Nancy
    - 1921 rencontre Pierre Chareau, architecte-décorateur, avec lequel il collaborera à la réalisation d’ensembles mobilier et de papier peints
    - 1925 son frère André Lurçat, architecte de renom, membre important du mouvement moderniste lui construit sa maison-atelier à Paris
    - 1928 Marie Cuttoli, collectionneuse, qui lui ouvre la voie de la tapisserie en faisant tisser à Aubusson une tapisserie à partir d'une de ses œuvres



    MELODY NELSON

    MELODY NELSON

    MELODY NELSON

    "Histoire de Melody Nelson" est un album de Serge Gainsbourg paru en 1971. C'est son premier album-concept. Il a été écrit en collaboration avec le compositeur et arrangeur Jean-Claude Vannier. Gainsbourg s’inspire de sa femme, sa muse, Jane Birkin, qui prête son image et sa voix au personnage éponyme et de sa récente acquisition d’une Rolls Royce (même s’il n’a ni permis, ni chauffeur !). Il construit une fable autour de la rencontre fortuite du conducteur de Rolls Royce qui percute une adolescente à vélo aux cheveux rouges. Et bien qu’elle ne soit âgée que de « 14 automnes et 15 étés », il vivra avec elle une relation amoureuse passionnée dans la chambre 44 d’un hôtel particulier. Autant dire que cette histoire aurait beaucoup de mal à passer aujourd’hui à l’heure de #MeToo ! Gainsbourg a voulu, à travers cette fable, rendre hommage à la littérature de Vladimir Nabokov et bien sûr à son ouvrage Lolita en particulier. Il y abandonne progressivement le chant au profit du talk over, un ton récitatif qui se détache de la trame musicale. Avec ce disque, il renouvelle son mode narratif et rompt avec le format classique des longues suites de chansons sans rapport les unes avec les autres, à présent, chaque plage constitue la pièce d’un puzzle qui possède une cohérence globale.


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    - la poésie de Serge Gainsbourg
    - la fraîcheur de Jane Birkin
    - les arrangements de Jean-Claude Vannier
    - le clip de Jean-Christophe Averty
    - "Lolita" le roman de Vladimir Nabokov




    PARADE

    PARADE

    PARADE

    "Parade" est un film français réalisé en 1974 par Jacques Tati.
    Drôle d’objet filmique que Parade, tourné en vidéo, pour le cinéma mais sous les atours esthétiques d’une émission de télévision, selon un dispositif au premier abord éloigné du reste de la filmographie du réalisateur. Hulot y a cédé la place à un certain Monsieur Loyal, incarné par Tati lui-même, maître de cérémonie d’un spectacle de cirque pendant lequel vont se succéder jongleurs, acrobates, musiciens, magiciens… S’intercalant entre les numéros d’artistes, Tati lui-même renoue avec ses toutes premières performances, les numéros de mime qui l’avaient fait connaître au music-hall, une série d’ « Impressions sportives » virtuoses et cocasses. Face à lui, des membres du public hilare qu’il a invité, dès le début du spectacle, à exposer leurs propres talents comiques ou artistiques. Régnant sur son chaos organisé comme Hulot sur le restaurant détruit de Playtime, Tati/Loyal fait maintenant son dernier tour de piste et cède la place, dans une dernière séquence qui suit le tomber de rideau, à deux enfants venus investir la scène vide pour y rejouer les gestes et numéros des acrobates. Jour de fête se terminait sur le départ d’un cirque, la fin de Parade prend des allures de passage de flambeau. La boucle est bouclée.


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    - le génie de Jacques Tati
    - la magie du cirque
    - la fantaisie des années 70
    - la couleur comme thérapie




    CLÉOPÂTRE

    CLÉOPÂTRE

    AU LOIN S'EN VONT LES NUAGES

    "Au loin s'en vont les nuages" est un film finlandais réalisé par Aki Kaurisäki sorti en 1996. Ce mélodrame social a la grâce intemporelle d'une comédie musicale.Toujours dans l’économie de moyens, Kaurisäki est au service d'une histoire dont la banalité touche ici à l'universel.


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    les films d'Aki Kaurismaki
    les couleurs de Sonia Delaunay
    les Failles, album de Pomme, 2019


    GILDA

    GILDA

    AU LOIN S'EN VONT LES NUAGES

    "Au loin s'en vont les nuages" est un film finlandais réalisé par Aki Kaurisäki sorti en 1996. Ce mélodrame social a la grâce intemporelle d'une comédie musicale.Toujours dans l’économie de moyens, Kaurisäki est au service d'une histoire dont la banalité touche ici à l'universel.


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    les films d'Aki Kaurismaki
    les couleurs de Sonia Delaunay
    les Failles, album de Pomme, 2019


    L'ÈRE NOUVELLE

    L'ÈRE NOUVELLE

    L'ÈRE NOUVELLE

    "L’ère nouvelle" est un texte de Louise Michel* paru en 1887. L'épilogue sanglant de la commune de Paris a suscité une rage évidente chez la militante qui plaide pour la justice sociale et éreinte l'ordre républicain. Elle laisse entrevoir un monde nouveau qui surgirait de la décomposition des structures dominantes. Ses ouvrages seront désormais ses armes. Ce texte rédigé bien après la Commune de Paris et sa déportation en Nouvelle-Calédonie, mêle amertume et poésie. Convertie à l'anarchisme, révolutionnaire et assoiffée de justice, la "Vierge rouge" n'a de cesse d'interroger le genre humain, tentant inlassablement de comprendre pourquoi l'injustice règne. Sa hargne s'explique par la singularité de la période d'écriture. La répression qu'a connue la Commune fut si rude que les souvenirs violents sont encore vifs en 1887. Ainsi, la douleur transperce les mots, les phrases sont encore chargées du poids de la défaite. Chez Louise Michel, là ou la défaite a frappé, l'espoir se lève, inéluctablement. C'est ainsi que la révolutionnaire emporte le lecteur, l'idée de progrès social renaît, une odeur de justice s'empare de pages mi-poétiques, mi-politiques. L'ère nouvelle s'achèvera sur une idée d'éternité, une victoire en somme.

    *Louise Michel est née en 1830 à Vroncourt-la-Côte, elle meurt en 1905, au n°15 du boulevard Dugommier à Marseille.


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    - l’incroyable courage de Louise Michel
    - le concept de culture pour tous deGustave Courbet
    - le vibrant discours de Victor Hugo en faveur de l’amnistie des communards
    - Léo Frankel le héros hongrois de la Commune de Paris





    VUE DE DELFT

    VUE DE DELFT

    VUE DE DELFT

    "Vue de Delft" est un tableau du peintre néerlandais Johannes Vermeer peint vers 1660. Il est actuellement exposé au Mauritshuis, à La Haye. 
    Cette vue représente une partie de la ville natale de Vermeer sous la forme d'une veduta, une peinture très détaillée d'un paysage urbain. En observant le tableau de près, on peut constater l'utilisation du traitement de la lumière par une technique proche du pointillisme, avec la juxtaposition de petites touches de différentes nuances. Elle constitue, avec "La Ruelle", le seul paysage de l'œuvre du peintre. Marcel Proust décrira le tableau dans le cinquième tome de son roman "À la recherche du temps perdu"La Prisonnière, après l'avoir lui-même découvert au Jeu de Paume, à Paris, en 1921. 


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    - les stratégies visuelles de Johannes Vermeer
    - le védutisme, genre pictural basé sur la représentation perspective de paysages urbains
    - la recherche du temps perdu de Marcel Proust




    MÉMOIRES D'HADRIEN

    MÉMOIRES D'HADRIEN

    MÉMOIRES D'HADRIEN

    Mémoires d'Hadrien est un roman historique de l'écrivaine française Marguerite Yourcenar, publié en 1951. C’est une vie imaginaire, racontée à la première personne sous la forme d’une autobiographie supposée présentée comme une longue lettre d’un vieil empereur adressée à son petit fils adoptif et éventuel successeur âgé de 17 ans, Marc Aurèle. L’empereur Hadrien médite et se remémore ses triomphes militaires, son amour de la poésie et de la musique, sa philosophie ainsi que sa passion pour son jeune amant Antinoüs. Ces mémoires fictives de l'empereur romain Hadrien successeur à Rome de Trajan ont immédiatement rencontré un extraordinaire succès international et assuré à son auteur une grande célébrité.
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    - l’érudition de Marguerite Yourcenar
    - les convictions insoupçonnées d’Hadrien
    Marguerite Yourcenar a indiqué dans ses Carnets de notes de « Mémoires d'Hadrien » qu'une citation de la correspondance de Gustave Flaubert était à l'origine de son désir d’écrire ce livre :« Les dieux n'étant plus et le Christ n'étant pas encore, il y a eu, de Cicéron à Marc Aurèle, un moment unique où l'homme seul a été5. »



    SHAKER HANDICRAFTS

    SHAKER HANDICRAFTS

    SHAKER HANDICARFTS

    "Shaker Handicraft" est la première exposition autour de la communauté Shaker qui s’est tenue au Whitney Museum de New York en 1935. Les Shakers sont les membres d'une branche du protestantisme issue des Quakers née au début du XVIIIè siècle. Ils ont cherché à créer un paradis sur terre à la fois par le culte et par un travail assidu. Ils construisaient l’intégralité leur environnement de manière pratique, fonctionnelle et malgré tout attrayante. Meubles, textiles, constructions, outils… dépouillés de tout ajout décoratif, sont devenus célèbres dans le monde entier au cours du XXe siècle. Les convictions puritaines des Shakers leur ont fait développer un style austère reconnaissable. On retrouve l’esprit Shaker dans un grande partie du design actuel et certains y voient la préfiguration du courant minimaliste. La simplicité de leur artisanat est peut-être le meilleur exemple de la formule "Form Follow Fonction".


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    Ann Lee, fondatrice de la 1ère communauté Shaker (1736-1784), prêchait les vertus de l'humilité et de l'amour fraternel sur l'exemple du Christ. En quête d'un endroit où elle pourrait pratiquer ses doctrines sans persécution, elle quitta l'Angleterre pour l'Amérique en 1774, avec huit adeptes et construitla première communauté Shaker dans le Massachusetts.
    - Gertrude Vanderbilt Whitney (1875-1942) riche héritière, sculptrice et mécène, elle a fondé en 1931 le Whitney Museum of American Art à NY.
    - Juliana Rieser Force (1876-1948) elle fut la première directrice du Whitney Muséum de 1931.
    - Edward Deming Andrews (1894-1964) commissaire de l’exposition "Shaker Handicrafts".

    + d'infos The Shaker Museum


    LA SOUPE AU CANARD

    LA SOUPE AU CANARD

    LA SOUPE AU CANARD

    "La soupe au canard" est un film de Leo McCarey réalisé en 1933 avec les Marx Brothers. Evidemment, c’est totalement irracontable : deux pays d’opérette, Groucho en chef d’État, une guerre, de vagues intrigues et trahisons… L’essentiel n’est pas là, pas plus que dans des numéros musicaux raréfiés et souvent amusants. Car le film est d’abord une somme virevoltante, sorte de bréviaire des Marx. On y trouvera des gags célèbres comme le miroir cassé remplacé par un sosie (gag déjà utilisé par Max Linder dans 7 ans de malheur), mais c’est l’ensemble qu’il faudrait citer : comment Harpo rend fou un marchand de limonade, un chien qui sort d’un tatouage, un homme sandwich sur un champ de bataille, un cheval dans un lit.... De cet inventaire foutraque naît une démolition en bonne et due forme, puisque les frères ne respectent rien : ils s’attaquent ici aux institutions, la justice, l’État, mais encore la politique , l’honneur et les sentiments ; jamais sans doute ils ne seront allés aussi loin dans leur jeu de massacre, particulièrement jouissif.
    Les Marx Brothers furent sans doute les premiers et les derniers comiques absolus du cinéma. Les seuls à porter au comble du raffinement et du délire un art hérité des clowns, à attaquer l’establishment bourgeois de l’intérieur. Leur invitation au chaos et à la destruction est dans le contexte actuel particulièrement jubilatoire !


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    - le génie, la folie, la fantaisie, la déconstruction, l’anarchie… des Marx Brothers




    LA MARIANNE

    LA MARIANNE

    LA MARIANNE

    "La Marianne" de Bernard Buffet n’est autre que sa femme Annabel Buffet, née Schwob (1928-2005). Ecrivaine et chanteuse française, elle a partagé la vie du peintre, de leur rencontre en 1958 à Saint Tropez jusqu’à sa mort en 1999. En 1961, Bernard Buffet (1928-1999) réalise une série de portraits de sa femme, qu’il appellera Trente fois Annabel Schwob. La discrète Annabel, se retrouve ainsi au cœur de l’œuvre de l’artiste, elle sera sa muse tout au long de sa vie, faisant le choix de rester dans l’ombre du peintre expressionniste et torturé. Bien que beaucoup ont comparé ses écrits à ceux de Françoise Sagan et sa voix à celle de Juliette Gréco, Annabel a préféré rester en retrait pour laisser briller son peintre de mari.


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    - Annabel Schwob (1928-2005)
    - Bernard Buffet (1928-1999)
    - Françoise Sagan (1935-2004)
    - Juliette Gréco (1927-2020)

    + d'infos Site de Bernard Buffet


    BLUE VELVET

    BLUE VELVET

    BLUE VELVET

    "Blue Velvet" est un film américain écrit et réalisé par David Lynch en 1986. Jeffrey Beaumont, étudiant, tente d'élucider un mystère qui a eu lieu dans sa petite ville natale. Il dévoile alors un monde où règnent meurtre, sexe, enlèvement et chantage. De tous les films de Lynch, Blue Velvet est sans doute le plus heureux, le plus équilibré, et, peut-être, le plus parfait. D’abord et avant tout, parce que le cinéaste y rencontre Isabella Rossellini, avec laquelle il vivra ensuite, pendant quatre ans, une authentique histoire d’amour. C’est aussi l’occasion d’une autre rencontre, fondamentale sur le plan artistique, celle du compositeur Angelo Badalamenti, qui deviendra l’un des membres essentiels du gang lynchien. Blue Velvet un film matriciel. L’univers et le récit stylisés que Lynch invente à cette occasion peuvent être vus comme le modèle de Twin Peaks, voire des films qui vont suivre (en particulier Lost Higway ou Mullholland Drive). En ce sens, Blue Velvet est bien, pour Lynch, comme un nouveau premier film à travers lequel se dessine toute son œuvre à venir.


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    - l’esthétique baroque de David Lynch
    - la beauté atypiqie d’Isabella Rosselini
    - le magnétisme de Dennis Hopper
    - la musique incontournable d’Angelo Badalamenti



    PIERROT LE FOU

    PIERROT LE FOU

    PIERROT LE FOU

    "Pierrot le Fou" est un film de Jean-Luc Godard tourné en 1965. Peut-être le film le plus romanesque de tous ses films. Un homme, Ferdinand/Pierrot, coupe les amarres et quitte son milieu bourgeois, celui de l’expansion économique, un monde façonné par des slogans publicitaires qu’il ne parvient plus à comprendre. Il s’enfuit et se perd avec celle qu’il aime, Marianne/Anna. Et ils se retrouvent sur la plage, dans le sud de la France. Godard filme l’ennui d’une civilisation à travers un couple en fuite. BD, roman américain, série noire, musique symphonique, twist, chansonnette, peinture espagnole, pop art, lettrisme, architecture, poésie, mode, pub : cinquante ans après Picabia et vingt ans avant le sampling, Godard pratique l’accumulation, le court-circuit, le collage, le recyclage, comme nul autre dans le cinéma. 


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    - Le génie de Jean-luc Godard
    - Le panache de Jean-paul Belmondo
    - Le magnétisme d’Anna Karina
    - L’enchantement des musiques de Serge Rezvani



    UNE FEMME EN CONTRE-JOUR

    UNE FEMME EN CONTRE-JOUR

    UNE FEMME EN CONTRE-JOUR

    "Une femme en contre-jour" est un livre de Gaëlle Josse (2019)."
    Raconter Vivian Maier, c'est raconter la vie d'une invisible, d'une effacée. Une photographe de génie qui n'a pas vu la plupart de ses propres photos." Disparue dans la solitude et l'anonymat, Vivian Maier, Américaine d'origine française, a arpenté inlassablement les rues de New York et de Chicago pour photographier, avec une profonde sensibilité, les plus démunis, les marginaux, ceux qui, comme elle, ont été oubliés par le rêve américain. Dix ans après sa mort, Gaëlle Josse nous livre le roman d'une vie, un portrait d'une rare empathie, d'une rare acuité sur ce destin troublant, hors norme, dont la gloire est désormais aussi éclatante que sa vie fut obscure.