Err

mobilier déco mode et design vintage
Rechercher Votre Panier

LOOKBOOK

Chaque semaine Baos vous propose un nouveau Lookbook inspiré d'un film, une œuvre d'art ou littéraire...Des idées déco, des ambiances, des associations inattendues. Bénéficiez de - 10 % durant une semaine sur toutes les pièces du Lookbook !

AU LOIN S'EN VONT ...

AU LOIN S'EN VONT ...

AU LOIN S'EN VONT LES NUAGES

"Au loin s'en vont les nuages" est un film finlandais réalisé par Aki Kaurisäki sorti en 1996. Ce mélodrame social a la grâce intemporelle d'une comédie musicale.Toujours dans l’économie de moyens, Kaurisäki est au service d'une histoire dont la banalité touche ici à l'universel.


moodboard

les films d'Aki Kaurismaki
les couleurs de Sonia Delaunay
les Failles, album de Pomme, 2019


LE GOUT DU RIZ ...

LE GOUT DU RIZ ...

LE GOUT DU RIZ AU THE VERT

Le Goût du riz au thé vert est un film japonais en noir et blanc de Yassujiro Ozu réalisé en 1952. Sur le thème du couple, Ozu tisse à sa façon une histoire d’une infinie tendresse. À la nuit tombée, dans leur grand appartement vidé de sa domesticité, le couple, qui n’en a guère l’habitude, se fraie un chemin jusqu’aux cuisines et s’y prépare un plat de riz au thé vert. Cette scène anodine signe leurs retrouvailles et donne son sens au film – au risque de le faire sombrer dans le didactisme : « un couple a le goût du riz au thé vert » tantôt doux, tantôt amer.


moodboard

- la ballade de Narayama de Shohei Imamura
- la céramique japonaise de Keiichi Tanaka

- le Japon de Charlotte Perriand


L'ECUME DES JOURS

L'ECUME DES JOURS

L'ECUME DES JOURS

L'Écume des jours est un conte de Boris Vian publié en 1947. Les personnages évoluent dans un univers poétique et déroutant, avec pour thèmes centraux l’amour, la maladie, le travail, la mort, dans une atmosphère de musique de jazz, de climat humide et marécageux, qui rappelle les bayous de Louisiane.


moodboard

les ready made de Marcel Duchamp

la rétrospective Hans Hartung, Musée d’Art Moderne de Paris, 2020 

la poésie de Patti Smith, 2010

l’Anthology de Bela Bartok, 1881-1945


UNE CHAMBRE A SOI

UNE CHAMBRE A SOI

"UNE CHAMBRE A SOI"

"Une chambre à soi" est un essai de Virginia Woolf publié en 1929 dans lequel elle développe la place des écrivaines dans l'histoire de la littérature. 
Elle aborde les facteurs qui entravent l'accession des femmes à l'éducation, à la production littéraire et au succès.
L'une de ses thèses principales, qui a donné son titre à l'ouvrage, est qu'une femme doit au moins disposer "de quelque argent et d'une chambre à soi" si elle veut produire une œuvre romanesque.

Ce texte est considéré comme essentiel dans l'histoire du féminisme.


moodboard

la modernité du groupe Bloomsbury

le charme de Charleston Farmhouse

les créations en corde d'Adrien Audoux et Frida Minet

la poésie du jardin de Giverny


LES DEUX ANGLAISES ...

LES DEUX ANGLAISES ...

AU LOIN S'EN VONT LES NUAGES

"Au loin s'en vont les nuages" est un film finlandais réalisé par Aki Kaurisäki sorti en 1996. Ce mélodrame social a la grâce intemporelle d'une comédie musicale.Toujours dans l’économie de moyens, Kaurisäki est au service d'une histoire dont la banalité touche ici à l'universel.


moodboard

les films d'Aki Kaurismaki
les couleurs de Sonia Delaunay
les Failles, album de Pomme, 2019


MON ONCLE

MON ONCLE

"MON ONCLE"

Mon oncle est un film français réalisé par Jacques Tati en 1958. Dès le générique le ton est donné et on ne sortira plus de cette dichotomie, de ce passage d’un monde à l’autre.Ici tout est affaire de confrontation. Confrontation de deux mondes qui coexistent mais obéissent à leurs règles propres, le monde vieillot mais poétique et le monde moderne efficace et déshumanisé. Cette réflexion Tati nous la fait partager, on y perçoit son amour pour une époque se terminant mais aussi pour celle qui arrive. C'est une satire débordante de finesse de la société française des années 50. L’apparition du modernisme qui se confronte avec la vieille France mais c'est surtout une vision très humaine et pertinente de la rencontre de ces deux mondes.


moodboard


Le futurisme de l’architecture de la Villa Arpel.

Le jardin cubiste de la Villa Noailles créée par Guévrékian qui a clairement inspiré Jacques Tati.

La bande son de Mon oncle qui alterne musique de guinguette et jazz.

Une vision ludique et critique du design.




LA CHINOISE

LA CHINOISE

La chinoise, film réalisé par de Jean-Luc Godard en 1967, préfigure explicitement les éléments de mai 68. Un groupes de jeunes gens passent leurs vacances dans un appartement parisien à écouter Radio Pékin et discuter de politique. Ensemble, ils essaient de vivre en appliquant les principes de Mao Zedong. Leurs journées sont une succession de cours et de débats sur le marxisme-léninisme et la révolution culturelle. Non content de bouleverser la forme et le fond du cinéma classique, Godard va remettre en question la fonction même de cinéaste en s’interrogeant sur le cinéma politique, l'engagement et sa fonction. Il porte ici un regard annonciateur des événements qui allaient profondément bouleverser la société française.

LE LAURÉAT

LE LAURÉAT

"LE LAURÉAT"

Le Lauréat (The Graduate) est un film américain adapté du roman éponyme de Charles Webb, réalisé en 1967 par Mike Nichols. Film culte considéré comme un des premiers films du Nouvel Hollywood. Symbole de cette Amérique qui va entrer en rébellion envers la culture puritaine des années 50. C’est un coup de pieds dans la fourmilière des grands studios qui produisent des productions au kilomètre, des grandes icônes vieillissantes (John Wayne, Cary Grant, Humpfrey Bogard…) et surtout du puritanisme porté par le "code Hays", le système d’autocensure que s’appliquait le cinéma américain. 


moodboard


L’architecture des villas Californiennes des années 60

- La beauté discrète de Katharine Ross

- La musique de Paul Simon et Art Garfunkel « Mrs. Robinson, The Sound of Silence... »

- Les photos d’architecture de Julius Schulman


LES PARAPLUIES...

LES PARAPLUIES...

"LES PARAPLUIES DE CHERBOURG"

Comédie musicale de Jacques Demy tournée en 1964, elle remportera un immense succès à sa sortie. Pourtant, il était audacieux de la part de Jacques Demy et Michel Legrand de se lancer dans un projet entièrement chanté, configuration absolument inédite à l’époque, y compris dans le musical américain qui alternait toujours séquences chantées et dialoguées. L’histoire met en scène les amours contrariées d’une jeune bourgeoise et d’un garagiste sur fond de guerre d’Algérie. Palme d’or 1964, le sujet mêle l’intime et la grande Histoire, le romanesque et le sociétal. Le thème éternel de l’irréconciliable différence de classe sociale. Geneviève et Guy s’aiment mais ne sont pas issus du même milieu. Elle est fille de commerçante plutôt aisée, vit dans un appartement aux dorures bourgeoises ; il est mécanicien, orphelin, vit dans un petit deux-pièces avec sa vieille tante.


moodboard


- la palette de couleurs des décors et des costumes


- la beauté éclatante de Catherine Deneuve dans son premier grand rôle


- l’orchestration magistrale de Michel Legrand


-la scène du Carnaval dans les rues de Cherbourg qui évoque la peinture de James Ensor




LE LIÈVRE DE VATANEN

LE LIÈVRE DE VATANEN

"LE LIÈVRE DE VATANEN"

Le Lièvre de Vatanen est un roman de l’écrivain finlandais Arto Paasilinna, écrit en 1975. Il s'agit de son roman le plus lu au monde. Road movie écolo au cœur de la forêt finlandaise, Arto Paasilinna nous conte une philosophie du bien-vivre au travers des pérégrinations d'un citadin qui plaque tout à Helsinki et traverse la Finlande avec son lièvre en vivant de petits boulots forestiers. Il enchaîne une suite de scènettes drôles et absurdes, parfois dramatiques, à la saveur intemporelle et poétique.



moodboard

- la littérature fantaisiste et décalée d’Arto Paasilinna

- la maison d’Alvaar Alto à Helsinki

- la beauté colorée de Porvoo, village finlandais en bois au bord de l’eau

- la discrète Annikki Tapiovaara, femme d’Imari Tapiovaara designer dans l'ombre de son mari



UN COUP DE DÉ ...

UN COUP DE DÉ ...

"UN COUP DE DÉ JAMAIS N'ABOLIRA LE HASARD"

"Un coup de dés jamais n'abolira le hasard" est un poème de Stéphane Mallarmé paru en 1897. Composé en vers libres, c'est l'un des tout premiers poèmes typographiques de la littérature française. Le titre était typographiquement composé ainsi : Un Coup de Dés jamais n'abolira le Hasard. Depuis ce poème n’a eu de cesse d’inspirer les artistes de Marcel Broothaers, créant une  reproduction exacte de l'œuvre calligraphique du poète mais où chaque mot est soigneusement caviardé, à Man Ray qui intitulera son 3ème et dernier film en 1929 "Les Mystères du Château de Dé" en hommage au poème, en passant par Robert Filliou qui fait du hasard un principe cardinal et lance un salut à Mallarmé en présentant 16 000 dés multicolores répartis aléatoirement, et dont la spécificité est d’être marqués du chiffre 1 sur les 6 faces.



moodboard

- le fac similé de Marcel Broothaers qui produit un jeu graphique et géométrisé de noirs et de blancs qui reprend précisément la structure du poème de Mallarmé

- Le portrait de Stéphane Mallarmé par Edouard Manet son ami (1876)

- le Mystère de Château de Dé court métrage expérimental de Man Ray (1929)

- l’installation de Robert Filliou Eins, Un, one…" (1984)

- la citation du philosophe grec Démocrite "Tout ce qui existe dans l'univers est le fruit du hasard et de la nécessité".



RETOUR À KOTELNITCH

RETOUR À KOTELNITCH

"Retour à Kotelnitch" c’est la première réalisation documentaire d’Emmanuel Carrère en 2003. Kotelnitch est une petite ville à 800 km à l’est de Moscou. L’auteur y est d’abord allé sur les traces d’un prisonnier de guerre hongrois qui avait passé 55 ans, oublié de tous, dans un hôpital psychiatrique. Il y retourne une seconde fois et fait la connaissance d'un couple, Sacha et Ania. Il reviendra une troisième fois à Kotelnitch pour l’enterrement d’Ania assassinée avec son fils par un fou. Alors qu’il pense faire un documentaire, Emmanuel Carrère se rend compte progressivement que ces trois tournages, étalés sur deux ans, racontaient une histoire et que cette histoire c’est la sienne. Il évoque l’histoire de la Russie des années 2000, l’histoire d’un retour et d’une disparition mais aussi son histoire personnelle.



moodboard

- Le talent d’Emmanuel Carrère qui part du récit de voyage pour atterrir à l’autofiction.


- L’Idiot de Féodor Dostoïevski c’est un peu l’histoire de ce prisonnier de guerre hongrois dans "Retour à Kotlenich" qui passe 55 ans, oublié de tous, dans un hôpital psychiatrique en Russie.


- La "colonne sans fin" de Constantin Brancusi inspirée d’un motif traditionnel des habitations paysannes roumaines.


- L’animalié et la sensualité de Vaslav Nijinsky dans "L’après midi d’un faune", sa première chorégraphie pour les Ballets Russes de Diaghilev en 1912



LE BAL

LE BAL

LE BAL

Sorti en 1983, "Le Bal" d’Ettore Scola reste un film atypique et majeur dans la carrière du dernier géant du cinéma italien. Miroir et reflet de cinquante ans d'histoires politiques et sociales en France à travers les yeux d'un danseur de salon, le long-métrage a révolutionné le cinéma... et tout ça, sans un mot. L’Histoire de la société française s’y conjugue, en huit étapes, entre 1936 et 1983. Les acteurs sont des inconnus si bien qu’ils pourraient incarner chacun de nous. Le lieu est le même quelle que soit l’époque : une salle de bal et ses dépendances où toutes les rencontres sont possibles entre des personnes qui ne se connaissent pas, et qui craignent la solitude. Depuis les années 30, le Front populaire, la guerre et l’arrivée du jazz, du Rock et du Disco… Les couples silencieux se font et se défont au gré de l'histoire et de la musique.Trois césars consacreront le génie visionnaire : meilleur film, meilleur réalisateur et meilleure musique de Vladimir Cosma.



moodboard

Un film sans parole uniquement musical avec une bande son étonnante et particulièrement éclectique !
- "Lili Marlène" de Marlène Dietrich (1937)
- "Si tu vas à Rio" de Dario Moreno (1958)
- "Que reste-t-il de nos amours" de Charles Trenet (1975)
- "T’es Ok" Ottawan (1980)



CHARADE

CHARADE

CHARADE

Sortie en 1963, "Charade" est une comédie policière jouissive et romantique réalisée par le cinéaste américain Stanley Donen. Il se joue avec humour des codes du film noir par le biais d’une mise en scène sophistiquée. Moins mièvre qu’il n’y paraît, ce policier rythmé par de nombreux chassés-croisés dans la capitale rappelle à quel point Stanley Donen, auteur de comédies musicales aussi cultes et enlevées que Chantons sous la pluie, sait comme peu d’autres mouvoir les corps de ses personnages, enlisés dans de nombreux rebondissements, mais aussi dans les filets de leurs propres sentiments. Tout l’art de Donen réside ainsi dans cette manière qu’il a de s’approprier les codes du film noir pour proposer un film hybride très ludique. Sans jamais sacrifier la complexité de l’intrigue policière, ce savant et amusant jeu de dupes nous tient en haleine de bout en bout. Henry Mancini livre ici sa première collaboration avec Stanley Donen, avant de le retrouver sur Arabesque en 1966 puis Voyage à deux en 1967. Le compositeur évoque la saga des James Bond, ses cordes rappellent celles de John Barry, même si les percussions au premier plan restent sa marque de fabrique.


moodboard
- la frimousse et l’élégance d’Audrey Hepburn entre gravité et joie
- son impressionnante garde-robe dessinée par Hubert de Givenchy
- la musique du film d’Henry Mancini clin d’œil aux films d’espionnage
- le distinction incomparable de Cary Grant



SONATE D'AUTOMNE

SONATE D'AUTOMNE

SONATE D'AUTOMNE

Sonate d'automne est un film réalisé par Ingmar Bergman en 1978. C'est l’histoire des retrouvailles entre une mère, qui a tout donné à sa carrière de pianiste, et sa fille, abandonnée au manque d'amour. Tout se jouent dans un climat intimiste typique du cinéaste. Mais Bergman ne se complaît pas dans la maîtrise, il entre dans le vif de son sujet, et les stars qu'il dirige, Ingrid Bergman, la Suédoise de Hollywood et Liv Ullmann, sont utilisées pour leurs exceptionnelles qualités de jeu. C’est une libération de la parole. Puis chacune se sépare pour suivre un chemin, probablement le même qui les avait menées chacune vers cette rencontre : la mère repart comme elle est arrivée, le masque de la joie en moins ; elle retrouve sa fuite et son orgueil, et la fille son foyer et son ressentiment. Tout se passe mais rien ne change. Attentif aux critiques, qui l'avaient pourtant souvent éreinté, Bergman se montra sensible à la réflexion de l'un d'eux, jugeant qu'avec Sonate d'automne, « Bergman faisait du Bergman ».


moodboard
- Ingmar Bergman dans son film le plus "bergmanien"
- Ingrid Bergman, majestueuse et implacable dans son dernier rôle au cinéma
- Liv Ullmann, touchante de modestie et de grâce
- la photo de Sven Nykvist, directeur de la photo de la plupart des films de Bergman



LES AILES DU DÉSIR

LES AILES DU DÉSIR

LES AILES DU DÉSIR

Les Ailes du désir est un film réalisé par Wim Wenders en 1987. Ce onzième long métrage du cinéaste allemand est un conte allégorique narrant l’incarnation d’un ange qui renonce au Ciel par amour pour une femme. Il se déroule dans un Berlin divisé où des êtres invisibles et bienveillants donnent à entendre les monologues intérieurs des humains confessant leurs angoisses et aspirations. Leur quête d'identité est ponctuée par un récitatif reprenant en leitmotiv un poème de Peter Handke sur l'enfance perdue et retrouvée. Éclairé par Henri Alekan, le film est tourné pour moitié en noir et blanc dans une atmosphère mélancolique et fluide, procédé choisi pour représenter le monde insensible tel que le voient les anges. La couleur intervient dans un changement de rythme, rock, au début de la seconde et dernière partie, quand le désir humanise l'ange.


moodboard
- Wim Wenders dans son retour triomphant sur la scène du cinéma d’auteur internationale après un long séjour aux Etats-Unis
- Peter Falk, inimitable et charmeur, jouant son propre rôle dans les rues de Berlin des années 80
- Bruno Ganz, inoubliable dans son rôle d’ange qui le rendra célèbre


LE TALISMAN

LE TALISMAN

Le talisman

En octobre 1888, Paul Sérusier exécute en plein air, à Pont Aven, une petit huile sur bois sous les conseils de Paul Gauguin. De retour à Paris, il montre à ses camarades de l’Académie Julian (Maurice Denis, Pierre Bonnard, Ker-Xavier Roussel et Paul-Elie Ranson) ce paysage synthétique titré "Paysage au bois d’Amour" qui sera baptisé le Talisman. Un titre évocateur pour le petit groupe nommé nabis (les prophètes en hébreu), qui porte tous les signes de la nouvelle voie à explorer pour accéder au mystère de la création.Considérée comme la première œuvre nabie et devenue à ce titre une icône de l’art moderne, cette étude annonce l’abstraction. Les nabis sont considérés à ce titre comme les parrains inconscients des recherches de Kandinsky et de Mondrian. 

*Le tableau est de dimensions modestes 27 cm x 21,5 cm, il est conservé au Musée d’Orsay. Paul Sérusier l’offrira à son ami Maurice Denis.


moodboard
- l’influence de Paul Gauguin
- la complicité du groupe des Nabis
- l’inspiration de l’art japonais
- le soutien de la revue blanche des frères Natanson
- Misia Sert, muse et modèle des nabis
- la fusion du décoratif et des arts appliqués
- le concept d’art total


MOONRISE KINGDOM

MOONRISE KINGDOM

Moonrise kingdom

Moonrise Kingdom est un film du réalisateur américain Wes Anderson sorti en 2012. Le scénario a été coécrit par Roman Coppola. Il s'agit de sa sixième collaboration avec son acteur fétiche Bill Murray. Pendant l'été 1965, sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, un camp de scouts où les enfants espèrent d'inoubliables vacances... Suzy et Sam, 12 ans, tombent amoureux. Alors qu'ils fuguent ensemble et que tous les habitants de la ville sont à leur recherche, un ouragan s'approche des côtes et va bouleverser leurs destinées.C’est une nouvelle fois une histoire de famille (dysfonctionnelle) et d’enfance sacrifiée qu’observe Wes Anderson, sur un mode volontiers mineur etbuissonnier. Gouverné par le rythme de la course de son jeune couple fugueur, Moonrise Kingdom s’assume en simple objet récréatif, une quête amoureuse palpitante, un geste purement libératoire et fantasmatique sur lequel la réalité n’a aucune prise (pas même la foudre qui s’abat sans dommages sur notre héros joufflu) : une aventure à tout prix.Dans ce registre, Wes Anderson n’a toujours pas d’équivalent pour filmer l’héroïsme de l’enfance : ces cabanes que l’on érige avec trois bouts de ficelle, cet esprit de meute, ces premiers baisers qui font trembler le sol et ces combats homériques…Il prône un retour à un état sauvage conjugué à une forme d’euphorie perpétuelle qu’aucun drame ne peut entamer.


moodboard
- l’esthétique décalée, onirique et poétique de Wes Anderson
- sa vision des années 60
- son casting de rêve : Bill Murray, Bruce Willis, Edward Norton, Frances McDormand, Tilda Swinton…
- son obsession pour la symétrie des plans, les cadrages impeccables et les déplacements de caméras principalement verticaux ou horizontaux
- la musique de Henry Purcell


BORSALINO

BORSALINO

BORSALINO

Borsalino est un film policier franco-italien réalisé par Jacques Deray en 1970.
Le film raconte les aventures de deux jeunes voyous qui tentent de devenir les caïds de la pègre marseillaise. En 1968, Alain Delon tourne sous la direction de Jacques Deray dans "La Piscine". Durant le tournage, à Ramatuelle, Delon lit le livre « Bandits à Marseille » d'Eugène Saccomano. Un chapitre retient son attention, celui sur Paul Carbone et François Spirito. Il en discute avec Jacques Deray et l'idée d'une adaptation cinématographique commence à germer. Alain Delon souhaite produire le film et veut partager l'affiche avec Jean-Paul Belmondo.Ce projet est l'occasion de réunir pour la première fois deux acteurs au sommet de la célébrité. Le film devait s'intituler au départ "Carbone et Spirito".
Paul Carbone fût le premier parrain du millieu corso-marseillais qui a sévi de 1920 à 1943 et avait comme associé François Spirito, un mafieux franco-italien. Mais ce projet cinématographique ne plaît pas au milieu marseillais qui tente de faire pression car le scénario évoque l'Occupation, période durant laquelle Carbone et Spirito ont choisi le camp des collaborateurs. Les marseillais ne veulent plus participer au projet. Le réalisateur Jacques Deray reçoit des menaces de mort...
Afin d'éviter un drame, la production va modifier le scénario. Les évocations sur l'Occupation sont supprimées. Les noms des personnages sont changés et le titre devient "Borsalino", d'après la célèbre marque de chapeaux. Le borsalino était populaire dans les années 1930 et était utilisé par les gangsters comme signe distinctif. Pour reconstituer le Marseille des années 1930, Jacques Deray s'aide des journaux et archives de l'époque. Le grand photographe Jacques Henri Lartigue donne un coup de pouce en lui mettant à disposition les photos de cette période.La musique est signée Claude Bolling, connu dans le milieu du jazz.


moodboard
- le duo Belmondo / Delon
- le romand d’Eugène Saccomano "Bandits à Marseille"
- les photos de Jacques Henri Lartigue
- Marseille dans les années 30
- la musique de Claude Bolling


LE DOCTEUR JIVAGO

LE DOCTEUR JIVAGO

LE DOCTEUR JIVAGO

"Le docteur Jivago" est un roman d'aventure et d’amour écrit en 1945 par Boris Pasternak (1890 - 1960) écrivain et poète russe. Pasternak voulu d'abord se consacrer à la musique, rêvant de devenir un jour compositeur comme Alexandre Scriabine mais faute d'oreille absolue, il se lancera finalement dans la poésie.
Le livre évoque les premières années de la révolution d'Octobre, des prémisses de 1905 (les grévistes et manifestants massacrés dans les rues de Moscou par les Cosaques), aux événements de 1917, la prise en main de la révolution par les Bolchéviks, la guerre contre les Blancs en Sibérie... On voyage dans une jeune Union soviétique des villes et des campagnes, dont les habitants sont victimes du froid et de la faim, le pays est quasiment à l'arrêt avec des kilomètres de trains abandonnés sur des voies désertes, des magasins vides et les citoyens qui disparaissent sans raison, subissant les arrestations et la délation.
Son livre sera interdit de publication pendant plus de 10 ans par les autorités soviétiques. Il finira par connaître un succès mondial et son auteur sera couronné par le prix Nobel de littérature en 1958 qu’il devra refuser sous la contrainte du pouvoir politique. Le roman ne sera autorisé à paraître en URSS en 1985 sous Mikhaïl Gorbatchev. L’acteur Omar Sharif incarnera le Docteur Jivaro de façon magistrale en 1965 dans un film de David Lean au côté de Julie Christie et Géraldine Chaplin.


moodboard
- l’incroyable histoire de Boris Pasternak
- la musique d’Alexandre Scriabine
- la personnalité d’Olga Ivinskaïa, éditrice, traductrice et écrivaine russe, amante et muse de Boris Pasternak, elle lui inspirera le personnage de Lara dans Le Docteur Jivago
- l’amitié de Léon Tolstoï
- le film de David Lean avec Omar Sharif et Julie Christie


UNE FEMME...

UNE FEMME...

AU LOIN S'EN VONT LES NUAGES

"Au loin s'en vont les nuages" est un film finlandais réalisé par Aki Kaurisäki sorti en 1996. Ce mélodrame social a la grâce intemporelle d'une comédie musicale.Toujours dans l’économie de moyens, Kaurisäki est au service d'une histoire dont la banalité touche ici à l'universel.


moodboard

les films d'Aki Kaurismaki
les couleurs de Sonia Delaunay
les Failles, album de Pomme, 2019


LE PATIENT ANGLAIS

LE PATIENT ANGLAIS

LE PATIENT ANGLAIS

"Le patient anglais" est un film réalisé par Anthony Minghella en 1986 inspiré du roman "L’Homme flambé" de Michael Ondaatje.
Dans une villa en Italie, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, une jeune infirmière veille amoureusement sur un patient anglais, atrocement brûlé lors d'un accident d'avion, ivre de morphine, amoureux du désert et détruit par sa passion pour une femme perdue. Mais qui est-il, un aventurier, un savant, ou un espion ? Le patient anglaisessaie de se remémorer son passé par l’intervention de flash - back de sa vie antérieure qui se situe avant et pendant la guerre, en Égypte. Le film se joue sur un rythme lent, accompagné d’une magnifique musique composée par Gabriel Yared qui nous plonge dans l’histoire d’amour, mais aussi dans le désert saharien et le mystère qui entoure ce film. Le réalisateur nous plonge dans un mélodrame accompagné de romantisme, de mystère, d’érotisme avec de somptueuses images du désert.

Le film a été récompensé de 12 oscars, dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et de la meilleure actrice dans un second rôle pour Juliette Binoche.


moodboard
- le roman "L’Homme flambé" de Michael Ondaatje
- le césar de Juliette Binoche
- les poèmes d’Hérodote
- la musique de Gabriel Yared
- le charme de Kristin Scott Thomas


LE MIROIR

LE MIROIR

LE MIROIR

Le Miroir est le film le plus autobiographique du réalisateur russe Andreï Tarkovski, réalisé en 1975. S’inspirant de ses propres souvenirs d’enfance, dont la séparation de ses parents, Tarkovski rend ici un vibrant hommage à sa mère (que l’on aperçoit d’ailleurs à la fin du film), celle qui s’est battue pour qu’il puisse devenir artiste. Campée à l’écran par la magnifique Margarita Terekhova (qui joue également le personnage de l’épouse), la mère du jeune Alexeï est explicitement comparée aux Madones des grands maîtres de la Renaissance italienne, que le gamin découvre en feuilletant un livre d’art illustré…Comme toujours chez Tarkovski, les citations artistiques sont en effet omniprésentes, que ce soit la peinture (avec un clin d’œil notamment aux paysages d’hiver de Brueghel l’Ancien, l’un de ses peintres favoris), la littérature (Pouchkine, Dostoïevski, mais aussi et surtout les sublimes textes de son père Arseni Tarkovski, lus par le poète lui-même et qui rythment le récit) ou la musique. Bach, Purcell et Pergolèse viennent ainsi compléter la bande originale envoûtante d’Edouard Artémiev (à qui l’on doit également la musique de Solaris et de Stalker).


moodboard
- la datcha russe qui désigne une maison, souvent secondaire, de campagne. Ce lieu, pourtant presque banal, est bien porteur d’une symbolique plus grande et d’une évolution au fil de la filmographie de Tarkovsky.
- l’enfance est de manière générale, représentative de l’innocence dans l’imaginaire collectif. Tarkovski n’échappe pas à cette règle d’autant qu’il décrit dans le Miroir sa propre enfance.
- la nostalgie ou regret mélancolique d'une chose, d'un état, d'une existence que l'on a eu ou connu ; le désir d'un retour dans le passé, est un sentiment omniprésent chez Tarkovski.
- "La passion selon Saint Jean" de Bach utilisé sur les magnifiques scènes finales.


LA VIE EST BELLE

LA VIE EST BELLE

LA VIE EST BELLE

La vie est belle est un film américain de Frank Capra réalisé en 1946. Le décès de son père oblige un homme à reprendre l’entreprise familiale de prêts à la construction, qui permet aux plus déshérités de se loger. Il entre en conflit avec l’homme le plus riche de la ville, qui tente de ruiner ses efforts. Au moment où il approche de la victoire, il égare les 8 000 dollars qu’il devait déposer en banque. Le soir de Noël, désespéré, il songe au suicide. C’est alors que le Ciel dépêche à ses côtés un ange de seconde classe, qui pour gagner ses ailes devra l’aider à sortir de cette mauvaise passe… Comment Frank Capra a pu atteindre cette symbiose entre le drame familial, l’errance fantastique et la romance salutaire ? Portrait subtil d’une communauté soudée, La vie est belle dépeint sans lourdeur l’entrelacement des vies. Sans qu’ils ne s’en rendent compte, l’action des uns définit la vie des autres. Même quand l’injustice les accule, quand chacun de leurs rêves s’effondrent sous le poids des obligations, des responsabilités, il reste de l’espoir. Frank Capra prend à bras le corps le pessimisme qui, à un moment ou un autre, parcourt une vie. Il le prend, le tord, le broie et le met face à l’évidence : s’il est là, c’est qu’il existe son penchant inverse, sa Némésis : l’optimisme. Avec force et fracas, James Stewart et Donna Reed incarnent cette leçon d’humanisme.


Pour les petites objets déco et les vêtements cliquez sur l'image et vous serez redirigé vers Vinted. 

moodboard
- la magie des films de Noël
- Frank Capra immigré sicilien devenu l’un des réalisateur les plus influents du cinéma américain
- le naturel balbutiant de James Stewwart
- les bons sentiments, les fins heureuses et l’optimisme de cette histoire


LES VITELLONI

LES VITELLONI

LES VITELLONI

Les Vitelloni (I vitelloni) est un film franco-italien de Federico Fellini, sorti en 1953, connu en France sous le titre Les Inutiles. Le terme vitelloni est une expression qui était utilisée en Italie immédiatement après guerre pour désigner les jeunes sans emploi qui passaient leurs journées au bar, sans travail ni ambition. Le chômage causé par la dépression de l’après-guerre ayant élargi le phénomène des vitelloni à l’échelle nationale, Fellini déroule son récit dans une ville non identifiée, mais qui clairement fait référence tantôt à Rimini (ville natale du réalisateur), tantôt à Ostia (ville du littoral, près de Rome). Les protagonistes de l’histoire sont cinq jeunes qui passent leurs journées à flâner, à regarder les filles du village, à se moquer de ceux qui ont un travail. Ils sont le symbole d’une jeunesse qui, traumatisée par la guerre, ne veut pas entrer dans la vie adulte, de peur de vivre d’autres brûlantes déceptions et refuse ainsi d’assumer le poids des responsabilités. Chaque personnage incarne un aspect de la médiocrité provinciale (l’intellectuel, le séducteur, le garçon précoce, l’éternel enfant et le moqueur). Hormis le personnage de Moraldo (alter ego de Fellini), qui finit par s’éloigner de sa ville de province, à la recherche d’un avenir meilleur, tous les personnages sont incapables d’assumer de quelconques devoirs dans leur vie privée, publique ou professionnelle. C’est le cas notamment de Fausto (Franco Fabrizi), le séducteur qui, bien que contraint à un mariage réparateur, continue de privilégier sa conduite irresponsable.
Fellini offre un portrait à la fois acide et ému du spleen de la périphérie urbaine. Il recrée l'univers de sa jeunesse, de ses souvenirs les plus chers et raconte un monde avec un regard nostalgique, sarcastique et mélancolique.



moodboard
- le néoréalisme de Federico Fellini
- l’Italie des années 60
- le désenchantement de l’après-guerre
- la musique de Nino Rota
- l’humour de Totò


DANCER IN THE DARK

DANCER IN THE DARK

DANCER IN THE DARK

Comédie musicale tragique, Dancer in the Dark est un film de Lars Von Trier réalisée en 2000. Après Breaking the Waves (1996) et Idioterne (1998), Dancer in the Dark, constitue le troisième volet de sa trilogie "Cœur en or". Le film fut couronné de la Palme d’or ainsi que du prix d’interprétation féminine lors du festival de Cannes, grâce à la performance de la chanteuse islandaise Björk. 
Tout comme les deux précédents volets de la trilogie, l’enjeu mélodramatique du film repose sur la confrontation entre le personnage principal et le drame en tant que tel. La spécificité des films "Cœur en or" réside dans le fait qu’ils mettent systématiquement en scène des femmes, fondamentalement bonnes et pures, et qui, face au malheur, ne peuvent se résoudre qu’à prendre la posture de martyres. Ces femmes, pour le bonheur d’autrui et par amour pour celui-ci, acceptent de souffrir au nom de leur foi en ce qu’il y a de meilleur en l’humanité. La bonté, la pureté et l’altruisme sont les principes fondamentaux qui émanent de ces sacrifices.


moodboard
- la performance époustouflante de Björk
- la Finlande d’Ilmari Tapiovaara
- le traitement de la couleur dans les comédies musicales
- Dogme, le manifeste rédigé à Copenhague en 1995 par Lars Von Trier et Thomas Vintergerg



LA SOUPE AU CANARD

LA SOUPE AU CANARD

LA SOUPE AU CANARD

"La soupe au canard" est un film de Leo McCarey réalisé en 1933 avec les Marx Brothers. Evidemment, c’est totalement irracontable : deux pays d’opérette, Groucho en chef d’État, une guerre, de vagues intrigues et trahisons… L’essentiel n’est pas là, pas plus que dans des numéros musicaux raréfiés et souvent amusants. Car le film est d’abord une somme virevoltante, sorte de bréviaire des Marx. On y trouvera des gags célèbres comme le miroir cassé remplacé par un sosie (gag déjà utilisé par Max Linder dans 7 ans de malheur), mais c’est l’ensemble qu’il faudrait citer : comment Harpo rend fou un marchand de limonade, un chien qui sort d’un tatouage, un homme sandwich sur un champ de bataille, un cheval dans un lit.... De cet inventaire foutraque naît une démolition en bonne et due forme, puisque les frères ne respectent rien : ils s’attaquent ici aux institutions, la justice, l’État, mais encore la politique , l’honneur et les sentiments ; jamais sans doute ils ne seront allés aussi loin dans leur jeu de massacre, particulièrement jouissif.
Les Marx Brothers furent sans doute les premiers et les derniers comiques absolus du cinéma. Les seuls à porter au comble du raffinement et du délire un art hérité des clowns, à attaquer l’establishment bourgeois de l’intérieur. Leur invitation au chaos et à la destruction est dans le contexte actuel particulièrement jubilatoire !


moodboard
- le génie, la folie, la fantaisie, la déconstruction, l’anarchie… des Marx Brothers




MONDE SUSPENDU

MONDE SUSPENDU

MONDE SUSPENDU

"Monde suspendu" est une peinture de l'artiste italien Alberto Magnelli, réalisée en 1956.

Né à Florence en 1888, Alberto Magnelli ne suivra pas d’école de peinture, ses vrais maîtres seront Paolo Uccello, Masaccio, et surtout Piero della Francesca à qui il doit son sens de la composition. 
Il fréquente les futuristes italiens, Marinetti, Boccioni et Carrà à partir de 1911, sans jamais se rallier à leur mouvement. En 1914, il voyage à Paris où il rencontre Apollinaire, Picasso, Léger et Archipenko, mais le début de la guerre le contraint à rentrer en Italie. C’est en 1915 qu’il parvient à l’abstraction, et devient ainsi le premier peintre abstrait italien. A partir de 1922, Magnelli se remet en question et ce sera la période de la peinture « inventée », proche de la peinture métaphysique de ses amis De Chirico et Carra. En 1930, il cessera de peindre. Impressionné par la vision des blocs de marbre dans les carrières de Carrare, il réalise en 1931 une série de "Pierres éclatées". En 1934 à Paris, a lieu chez Pierre Loeb, sa première exposition personnelle. Il y rencontre Kandinsky et s’oriente définitivement vers l’abstraction. Pendant l’occupation, l’artiste et sa femme habitent la propriété de la Ferrage, à Grasse. Avec Jean Arp, Sophie Taeuber et Sonia Delaunay, eux aussi réfugiés dans la région. De retour à Paris en 1944, une première rétrospective de son œuvre est présentée en 1947 à la galerie René Drouin. D'autres suivront en 1954 à Bruxelles, en 1955 au musée d'Eindhoven et au musée d'Antibes en 1955. La plus importante collection permanente de ses œuvres est conservée au château-musée de Vallauris (Alpes-Maritimes). Il meurt en 1971 à Paris à l’âge de 88 ans.


moodboard
- le trait de Paolo Uccello
- la métaphysique de Giorgio De Chirico
- le radicalisme de Vassily Kandinsky
la puissance des Carrières de Carrare
- le cerne de Valerio Adami

légendes des visuels
1-"Neve", 1910, peinture 2-"Peinture 0521", 1915, peinture 3- "Ardoise", 1940, gouache sur ardoise, 26 x 18 cm4-"Sans titre", 1941, estampage à l’encre sur plan de ville5-"Peinture n°5", 19516-"Volontaire", 1962



MÉTAPHYSIQUE DES MŒURS

MÉTAPHYSIQUE DES MŒURS

MÉTAPHYSIQUE DES MŒURS

"Métaphysique des mœurs" est un ouvrage, paru en 1795, du philosophe allemand Emmanuel Kant (1724-1804). Selon Kant, la philosophie peut être divisée en trois domaines : la physique (l’étude du monde physique), l’éthique (l’étude de la morale) et la logique (l’étude des principes logiques).
Ces champs peuvent impliquer une étude soit "empirique" soit "pur" (l’analyse de concepts). La "Métaphysique des mœurs" est donc l’étude des concepts purs se rapportant à l’expérience morale. La morale, selon Kant, désigne la partie pure et rationnelle de l’éthique. 
La base de la morale est le concept de la liberté. La liberté est la capacité de se donner à soi-même sa propre loi (auto-nomie). Au contraire, la morale ne saurait exister dans un état d’hétéronomie, lorsque nous obéissons aux exigences d’autrui. C’est donc bien la question “que dois-je faire ?” ou “que dois-je vouloir” que Kant entend mettre en application dans un système de devoirs qu’il élève à la moralité et donc à la liberté. Cette application consistant à rendre possible le devoir-être, la morale kantienne vise à l’humanisation des conditions de l’action. Les différents devoirs sont autant de représentations de l’homme en tant qu’il constitue les sources ou les buts de l’action."Le sentier de la liberté est le seul où il soit possible d’user de sa raison dans la conduite de la vie“, conclut Kant.


moodboard
- "La liberté est cette faculté qui élargit l'utilité de toutes les autres facultés." Emmanuel Kant
- "Rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion." Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- "Je pense, donc je suis." René Descartes
- "Il n’y a point de génie sans un grain de folie." Aristote
- "Touché par l’amour, tout homme devient poète." Platon 


SMOKING, NO SMOKING

SMOKING, NO SMOKING

SMOKING, NO SMOKING

"Smoking / No Smoking" est un film réalisé en deux parties par Alain Resnais en 1993. Il s'agit de l'adaptation de la pièce "Intimate Exchanges" du dramaturge britannique Alan Ayckbourn, créée en 1982. Le film obtient le prix Louis-Delluc en 1993 et le César du meilleur film en 1994Deux films, deux acteurs, neuf personnages, douze épilogues. À coups de dé, Resnais embarque le spectateur dans un jeu de réactions en chaîne et de fausses pistes, et interroge sur le sens de la vie.Il y trouve de quoi alimenter sa permanente et féconde méditation sur les inconstances temporelles, s'en empare avec une délectation téméraire et réussit l'impossible : porter au cinéma le comble de la théâtralité en conservant ce qui fait le prix irremplaçable du spectacle vivant, le danger. Tout en signant, avec ce monument d'artifice revendiqué, de conventions et de contraintes assumées, tourné entièrement en studio dans les extraordinaires décors d'extérieurs signés comme d'habitude par Jacques Saulnier, deux films hautement personnels et totalement réjouissants. Des films où la réalité attrape parfois la fantaisie à la gorge et qui débouchent, au détour d'un épisode anodin, sur des émotions insolites, de fugitifs désespoirs. Il n'y est question, finalement, que de frustrations, de déceptions, de vies gâchées, d'ambitions en jachère. Et l'on rit.


moodboard
- l’inventivité d’Alain Resnais
- la géniale écriture d'Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri
- les décors de Jacques Saulnier
- les illustrations de Floc’h
- le talent du duo Azema / Arditi



L'AMIE PRODIGIEUSE

L'AMIE PRODIGIEUSE

L'AMIE PRODIGIEUSE

L’Amie prodigieuse (L’amica geniale) est un roman italien paru en 2011, issu de la tétralogie romanesque d'Elena Ferrante racontant la vie de deux amies issues d'un quartier pauvre de Naples au début des années 1950. Au fil de quelque soixante ans, ce roman en quatre volets enregistre les oscillations de l’intense amitié entre Elena dite « Lenù », et Raffaella appelée « Lila ». Les deux petites filles sont nées au sein d’un quartier périphérique de Naples, sclérosé par les luttes de pouvoir entre communistes et mafieux, par l’extrême pauvreté et les injustices, par le sexisme et le patriarcat.L’auteure qui se dissimule sous le pseudonyme d’Elena Ferrante préserve son anonymat. C’est grâce à cet ouvrage qu’elle a connu un succès international, phénomène d’édition appelé "Ferrante Fever". Le cycle de «l’Amie prodigieuse» est une grande fresque intime, historique et politique, qui utilise les codes notoirement efficaces du feuilleton, presque du soap, avec ses cliffhangers, ses retournements de situation, son index des personnages. Cela dit, beaucoup d’écrivains travaillent ce que le philosophe Tristan Garcia nomme la «grande forme» du roman, celle qui s’efforce d’embrasser plusieurs vies et plusieurs époques, sans susciter le même genre de ferveur.


moodboard

- Naples entre communisme et maffia
- Dante Alighieri des dialectes au toscan, la construction de la langue italienne
- le Néoréalisme italien entre réalité et documentaire
- les photographies de Vittorio Pandolfi

Les 4 tomes :
L’Amie prodigieuse, I (Prologue ; enfance et adolescence)
Le Nouveau Nom, II (Jeunesse)
Celle qui fuit et celle qui reste, III (Âge adulte)
L'Enfant perdue, IV (Maturité ; épilogue)



    MADEMOISELLE DE...

    MADEMOISELLE DE...

    MADEMOISELLE DE JONCQUIÈRES

    Mademoiselle de Joncquières est le premier film en costumes d’Emmanuel Mouret réalisé en 2018.Adaptation d’un épisode bien précis du roman philosophique "Jacques le Fataliste" de Denis Diderot, connu des cinéphiles pour avoir déjà prêté son argument aux "Dames du bois de Boulogne" (1945), de Robert Bresson, sombre et magnétique chef-d’œuvre du cinéma français de l’Occupation. Les deux films racontent, peu ou prou, la même histoire : la vengeance d’une femme bafouée qui ourdit contre son amant volage une machination implacable, vouée à l’humilier publiquement. Pourtant, la version de Mouret se défait significativement de cette parenté intimidante, pour se montrer fidèle à Diderot, investir corps et âme un XVIIIe siècle où les délibérations amoureuses empruntent les subtils cheminements de la philosophie morale. Le cinéaste trouve là un parfait terrain pour jouer sur ce qui l’a toujours intéressé : l’ironie consciente ou inconsciente du langage, la distance qui s’établit entre les mots et les gestes, la parole et les sentiments, ce que l’on prétend et ce que l’on n’ose s’avouer. La joute amoureuse se mêle ainsi au combat des idées.


    moodboard

    - Emmanuel Mouret, réalisateur né à Marseille en 1970
    - "Jacques le fataliste et son maître" roman philosophique de Denis Diderot, 1796
    - Maurice Quentin de La Tour, portraitiste pastelliste français de XVIIIème siècle
    - "Les Dames du bois de Boulogne" de Robert Bresson, 1945



    LE COQ DE BRUYÈRES

    LE COQ DE BRUYÈRES

    LE COQ DE BRUYÈRES

    "Le coq de Bruyères" fait référence à la série de coqs que l’artiste Jean Lurçat, réalisera tout au long de sa vie. Artiste aux multiples facettes, peintre, poète, illustrateur, céramiste et tapissier. Il doit principalement sa notoriété à ses travaux de tapisserie tout en restant en marge des courants esthétiques contemporains. Il est le frère de l’architecte Jean Luçat qui lui construira en 1925 sa maison-atelier, chef-d’œuvre moderniste. En 1928, la collectionneuse Marie Cuttoli fait tisser à Aubusson des tapisseries d’après des œuvres de Lurçat et d'autres artistes de sa collection, cette expérience sera décisive pour Lurçat qui abandonne la peinture de chevalet et s’approprie la technique de la tapisserie. Il perçoit le potentiel immense et l’originalité de cet art. A partir de ce jour, il n’aura de cesse de prôner les avantages d’une méthode qui revient aux fondamentaux de la technique du Moyen âge. Afin de soutenir les manufactures d’Aubusson, lourdement touchées par la grande crise et en panne de création, l’administrateur des Manufactures nationales, confie une grande commande à des artistes contemporains. Lurçat est déjà doté d’un acquis d’expérience quand il arrive à Aubusson en septembre 1939 pour la commande d’une tenture des "Quatre saisons". Son inspiration se renouvelle du tout au tout. Par sa puissance de création et l’originalité du monde poétique qui l’habite, il rénove en profondeur le langage de la tapisserie au XXè siècle. Il peuple désormais les murs des cinq continents dans les lieux de prestige et de pouvoir et devient en quelque sorte un ambassadeur du goût français et de la place retrouvée de la France.

    Jean Lurçat est né à Bruyères (Vosges) en 1892, il meurt en 1966 à Saint-Paul-de-Vence.


    moodboard
    - 1911 Jean Lurçat entre à l'atelier de Victor Prouvé, fondateur de l’École de Nancy
    - 1921 rencontre Pierre Chareau, architecte-décorateur, avec lequel il collaborera à la réalisation d’ensembles mobilier et de papier peints
    - 1925 son frère André Lurçat, architecte de renom, membre important du mouvement moderniste lui construit sa maison-atelier à Paris
    - 1928 Marie Cuttoli, collectionneuse, qui lui ouvre la voie de la tapisserie en faisant tisser à Aubusson une tapisserie à partir d'une de ses œuvres



    MELODY NELSON

    MELODY NELSON

    MELODY NELSON

    "Histoire de Melody Nelson" est un album de Serge Gainsbourg paru en 1971. C'est son premier album-concept. Il a été écrit en collaboration avec le compositeur et arrangeur Jean-Claude Vannier. Gainsbourg s’inspire de sa femme, sa muse, Jane Birkin, qui prête son image et sa voix au personnage éponyme et de sa récente acquisition d’une Rolls Royce (même s’il n’a ni permis, ni chauffeur !). Il construit une fable autour de la rencontre fortuite du conducteur de Rolls Royce qui percute une adolescente à vélo aux cheveux rouges. Et bien qu’elle ne soit âgée que de « 14 automnes et 15 étés », il vivra avec elle une relation amoureuse passionnée dans la chambre 44 d’un hôtel particulier. Autant dire que cette histoire aurait beaucoup de mal à passer aujourd’hui à l’heure de #MeToo ! Gainsbourg a voulu, à travers cette fable, rendre hommage à la littérature de Vladimir Nabokov et bien sûr à son ouvrage Lolita en particulier. Il y abandonne progressivement le chant au profit du talk over, un ton récitatif qui se détache de la trame musicale. Avec ce disque, il renouvelle son mode narratif et rompt avec le format classique des longues suites de chansons sans rapport les unes avec les autres, à présent, chaque plage constitue la pièce d’un puzzle qui possède une cohérence globale.


    moodboard
    - la poésie de Serge Gainsbourg
    - la fraîcheur de Jane Birkin
    - les arrangements de Jean-Claude Vannier
    - le clip de Jean-Christophe Averty
    - "Lolita" le roman de Vladimir Nabokov




    PARADE

    PARADE

    PARADE

    "Parade" est un film français réalisé en 1974 par Jacques Tati.
    Drôle d’objet filmique que Parade, tourné en vidéo, pour le cinéma mais sous les atours esthétiques d’une émission de télévision, selon un dispositif au premier abord éloigné du reste de la filmographie du réalisateur. Hulot y a cédé la place à un certain Monsieur Loyal, incarné par Tati lui-même, maître de cérémonie d’un spectacle de cirque pendant lequel vont se succéder jongleurs, acrobates, musiciens, magiciens… S’intercalant entre les numéros d’artistes, Tati lui-même renoue avec ses toutes premières performances, les numéros de mime qui l’avaient fait connaître au music-hall, une série d’ « Impressions sportives » virtuoses et cocasses. Face à lui, des membres du public hilare qu’il a invité, dès le début du spectacle, à exposer leurs propres talents comiques ou artistiques. Régnant sur son chaos organisé comme Hulot sur le restaurant détruit de Playtime, Tati/Loyal fait maintenant son dernier tour de piste et cède la place, dans une dernière séquence qui suit le tomber de rideau, à deux enfants venus investir la scène vide pour y rejouer les gestes et numéros des acrobates. Jour de fête se terminait sur le départ d’un cirque, la fin de Parade prend des allures de passage de flambeau. La boucle est bouclée.


    moodboard
    - le génie de Jacques Tati
    - la magie du cirque
    - la fantaisie des années 70
    - la couleur comme thérapie




    CLÉOPÂTRE

    CLÉOPÂTRE

    AU LOIN S'EN VONT LES NUAGES

    "Au loin s'en vont les nuages" est un film finlandais réalisé par Aki Kaurisäki sorti en 1996. Ce mélodrame social a la grâce intemporelle d'une comédie musicale.Toujours dans l’économie de moyens, Kaurisäki est au service d'une histoire dont la banalité touche ici à l'universel.


    moodboard

    les films d'Aki Kaurismaki
    les couleurs de Sonia Delaunay
    les Failles, album de Pomme, 2019


    GILDA

    GILDA

    AU LOIN S'EN VONT LES NUAGES

    "Au loin s'en vont les nuages" est un film finlandais réalisé par Aki Kaurisäki sorti en 1996. Ce mélodrame social a la grâce intemporelle d'une comédie musicale.Toujours dans l’économie de moyens, Kaurisäki est au service d'une histoire dont la banalité touche ici à l'universel.


    moodboard

    les films d'Aki Kaurismaki
    les couleurs de Sonia Delaunay
    les Failles, album de Pomme, 2019


    L'ÈRE NOUVELLE

    L'ÈRE NOUVELLE

    L'ÈRE NOUVELLE

    "L’ère nouvelle" est un texte de Louise Michel* paru en 1887. L'épilogue sanglant de la commune de Paris a suscité une rage évidente chez la militante qui plaide pour la justice sociale et éreinte l'ordre républicain. Elle laisse entrevoir un monde nouveau qui surgirait de la décomposition des structures dominantes. Ses ouvrages seront désormais ses armes. Ce texte rédigé bien après la Commune de Paris et sa déportation en Nouvelle-Calédonie, mêle amertume et poésie. Convertie à l'anarchisme, révolutionnaire et assoiffée de justice, la "Vierge rouge" n'a de cesse d'interroger le genre humain, tentant inlassablement de comprendre pourquoi l'injustice règne. Sa hargne s'explique par la singularité de la période d'écriture. La répression qu'a connue la Commune fut si rude que les souvenirs violents sont encore vifs en 1887. Ainsi, la douleur transperce les mots, les phrases sont encore chargées du poids de la défaite. Chez Louise Michel, là ou la défaite a frappé, l'espoir se lève, inéluctablement. C'est ainsi que la révolutionnaire emporte le lecteur, l'idée de progrès social renaît, une odeur de justice s'empare de pages mi-poétiques, mi-politiques. L'ère nouvelle s'achèvera sur une idée d'éternité, une victoire en somme.

    *Louise Michel est née en 1830 à Vroncourt-la-Côte, elle meurt en 1905, au n°15 du boulevard Dugommier à Marseille.


    moodboard
    - l’incroyable courage de Louise Michel
    - le concept de culture pour tous deGustave Courbet
    - le vibrant discours de Victor Hugo en faveur de l’amnistie des communards
    - Léo Frankel le héros hongrois de la Commune de Paris





    VUE DE DELFT

    VUE DE DELFT

    VUE DE DELFT

    "Vue de Delft" est un tableau du peintre néerlandais Johannes Vermeer peint vers 1660. Il est actuellement exposé au Mauritshuis, à La Haye. 
    Cette vue représente une partie de la ville natale de Vermeer sous la forme d'une veduta, une peinture très détaillée d'un paysage urbain. En observant le tableau de près, on peut constater l'utilisation du traitement de la lumière par une technique proche du pointillisme, avec la juxtaposition de petites touches de différentes nuances. Elle constitue, avec "La Ruelle", le seul paysage de l'œuvre du peintre. Marcel Proust décrira le tableau dans le cinquième tome de son roman "À la recherche du temps perdu"La Prisonnière, après l'avoir lui-même découvert au Jeu de Paume, à Paris, en 1921. 


    moodboard
    - les stratégies visuelles de Johannes Vermeer
    - le védutisme, genre pictural basé sur la représentation perspective de paysages urbains
    - la recherche du temps perdu de Marcel Proust