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LOOKBOOK 20

Chaque semaine Baos vous propose un nouveau Lookbook inspiré d'un film, une œuvre d'art ou littéraire...Des idées déco, des ambiances, des associations inattendues. Bénéficiez de - 10 % durant une semaine sur toutes les pièces du Lookbook !

AU LOIN S'EN VONT ...

AU LOIN S'EN VONT ...

AU LOIN S'EN VONT LES NUAGES

"Au loin s'en vont les nuages" est un film finlandais réalisé par Aki Kaurisäki sorti en 1996. Ce mélodrame social a la grâce intemporelle d'une comédie musicale.Toujours dans l’économie de moyens, Kaurisäki est au service d'une histoire dont la banalité touche ici à l'universel.


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les films d'Aki Kaurismaki
les couleurs de Sonia Delaunay
les Failles, album de Pomme, 2019


LE GOUT DU RIZ ...

LE GOUT DU RIZ ...

LE GOUT DU RIZ AU THE VERT

Le Goût du riz au thé vert est un film japonais en noir et blanc de Yassujiro Ozu réalisé en 1952. Sur le thème du couple, Ozu tisse à sa façon une histoire d’une infinie tendresse. À la nuit tombée, dans leur grand appartement vidé de sa domesticité, le couple, qui n’en a guère l’habitude, se fraie un chemin jusqu’aux cuisines et s’y prépare un plat de riz au thé vert. Cette scène anodine signe leurs retrouvailles et donne son sens au film – au risque de le faire sombrer dans le didactisme : « un couple a le goût du riz au thé vert » tantôt doux, tantôt amer.


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- la ballade de Narayama de Shohei Imamura
- la céramique japonaise de Keiichi Tanaka

- le Japon de Charlotte Perriand


L'ECUME DES JOURS

L'ECUME DES JOURS

L'ECUME DES JOURS

L'Écume des jours est un conte de Boris Vian publié en 1947. Les personnages évoluent dans un univers poétique et déroutant, avec pour thèmes centraux l’amour, la maladie, le travail, la mort, dans une atmosphère de musique de jazz, de climat humide et marécageux, qui rappelle les bayous de Louisiane.


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les ready made de Marcel Duchamp

la rétrospective Hans Hartung, Musée d’Art Moderne de Paris, 2020 

la poésie de Patti Smith, 2010

l’Anthology de Bela Bartok, 1881-1945


UNE CHAMBRE A SOI

UNE CHAMBRE A SOI

"UNE CHAMBRE A SOI"

"Une chambre à soi" est un essai de Virginia Woolf publié en 1929 dans lequel elle développe la place des écrivaines dans l'histoire de la littérature. 
Elle aborde les facteurs qui entravent l'accession des femmes à l'éducation, à la production littéraire et au succès.
L'une de ses thèses principales, qui a donné son titre à l'ouvrage, est qu'une femme doit au moins disposer "de quelque argent et d'une chambre à soi" si elle veut produire une œuvre romanesque.

Ce texte est considéré comme essentiel dans l'histoire du féminisme.


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la modernité du groupe Bloomsbury

le charme de Charleston Farmhouse

les créations en corde d'Adrien Audoux et Frida Minet

la poésie du jardin de Giverny


LES DEUX ANGLAISES ...

LES DEUX ANGLAISES ...

AU LOIN S'EN VONT LES NUAGES

"Au loin s'en vont les nuages" est un film finlandais réalisé par Aki Kaurisäki sorti en 1996. Ce mélodrame social a la grâce intemporelle d'une comédie musicale.Toujours dans l’économie de moyens, Kaurisäki est au service d'une histoire dont la banalité touche ici à l'universel.


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les films d'Aki Kaurismaki
les couleurs de Sonia Delaunay
les Failles, album de Pomme, 2019


MON ONCLE

MON ONCLE

"MON ONCLE"

Mon oncle est un film français réalisé par Jacques Tati en 1958. Dès le générique le ton est donné et on ne sortira plus de cette dichotomie, de ce passage d’un monde à l’autre.Ici tout est affaire de confrontation. Confrontation de deux mondes qui coexistent mais obéissent à leurs règles propres, le monde vieillot mais poétique et le monde moderne efficace et déshumanisé. Cette réflexion Tati nous la fait partager, on y perçoit son amour pour une époque se terminant mais aussi pour celle qui arrive. C'est une satire débordante de finesse de la société française des années 50. L’apparition du modernisme qui se confronte avec la vieille France mais c'est surtout une vision très humaine et pertinente de la rencontre de ces deux mondes.


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Le futurisme de l’architecture de la Villa Arpel.

Le jardin cubiste de la Villa Noailles créée par Guévrékian qui a clairement inspiré Jacques Tati.

La bande son de Mon oncle qui alterne musique de guinguette et jazz.

Une vision ludique et critique du design.




LA CHINOISE

LA CHINOISE

La chinoise, film réalisé par de Jean-Luc Godard en 1967, préfigure explicitement les éléments de mai 68. Un groupes de jeunes gens passent leurs vacances dans un appartement parisien à écouter Radio Pékin et discuter de politique. Ensemble, ils essaient de vivre en appliquant les principes de Mao Zedong. Leurs journées sont une succession de cours et de débats sur le marxisme-léninisme et la révolution culturelle. Non content de bouleverser la forme et le fond du cinéma classique, Godard va remettre en question la fonction même de cinéaste en s’interrogeant sur le cinéma politique, l'engagement et sa fonction. Il porte ici un regard annonciateur des événements qui allaient profondément bouleverser la société française.

LE LAURÉAT

LE LAURÉAT

"LE LAURÉAT"

Le Lauréat (The Graduate) est un film américain adapté du roman éponyme de Charles Webb, réalisé en 1967 par Mike Nichols. Film culte considéré comme un des premiers films du Nouvel Hollywood. Symbole de cette Amérique qui va entrer en rébellion envers la culture puritaine des années 50. C’est un coup de pieds dans la fourmilière des grands studios qui produisent des productions au kilomètre, des grandes icônes vieillissantes (John Wayne, Cary Grant, Humpfrey Bogard…) et surtout du puritanisme porté par le "code Hays", le système d’autocensure que s’appliquait le cinéma américain. 


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L’architecture des villas Californiennes des années 60

- La beauté discrète de Katharine Ross

- La musique de Paul Simon et Art Garfunkel « Mrs. Robinson, The Sound of Silence... »

- Les photos d’architecture de Julius Schulman


LE LIÈVRE DE VATANEN

LE LIÈVRE DE VATANEN

"LE LIÈVRE DE VATANEN"

Le Lièvre de Vatanen est un roman de l’écrivain finlandais Arto Paasilinna, écrit en 1975. Il s'agit de son roman le plus lu au monde. Road movie écolo au cœur de la forêt finlandaise, Arto Paasilinna nous conte une philosophie du bien-vivre au travers des pérégrinations d'un citadin qui plaque tout à Helsinki et traverse la Finlande avec son lièvre en vivant de petits boulots forestiers. Il enchaîne une suite de scènettes drôles et absurdes, parfois dramatiques, à la saveur intemporelle et poétique.



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- la littérature fantaisiste et décalée d’Arto Paasilinna

- la maison d’Alvaar Alto à Helsinki

- la beauté colorée de Porvoo, village finlandais en bois au bord de l’eau

- la discrète Annikki Tapiovaara, femme d’Imari Tapiovaara designer dans l'ombre de son mari



UN COUP DE DÉ ...

UN COUP DE DÉ ...

"UN COUP DE DÉ JAMAIS N'ABOLIRA LE HASARD"

"Un coup de dés jamais n'abolira le hasard" est un poème de Stéphane Mallarmé paru en 1897. Composé en vers libres, c'est l'un des tout premiers poèmes typographiques de la littérature française. Le titre était typographiquement composé ainsi : Un Coup de Dés jamais n'abolira le Hasard. Depuis ce poème n’a eu de cesse d’inspirer les artistes de Marcel Broothaers, créant une  reproduction exacte de l'œuvre calligraphique du poète mais où chaque mot est soigneusement caviardé, à Man Ray qui intitulera son 3ème et dernier film en 1929 "Les Mystères du Château de Dé" en hommage au poème, en passant par Robert Filliou qui fait du hasard un principe cardinal et lance un salut à Mallarmé en présentant 16 000 dés multicolores répartis aléatoirement, et dont la spécificité est d’être marqués du chiffre 1 sur les 6 faces.



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- le fac similé de Marcel Broothaers qui produit un jeu graphique et géométrisé de noirs et de blancs qui reprend précisément la structure du poème de Mallarmé

- Le portrait de Stéphane Mallarmé par Edouard Manet son ami (1876)

- le Mystère de Château de Dé court métrage expérimental de Man Ray (1929)

- l’installation de Robert Filliou Eins, Un, one…" (1984)

- la citation du philosophe grec Démocrite "Tout ce qui existe dans l'univers est le fruit du hasard et de la nécessité".



RETOUR À KOTELNITCH

RETOUR À KOTELNITCH

"Retour à Kotelnitch" c’est la première réalisation documentaire d’Emmanuel Carrère en 2003. Kotelnitch est une petite ville à 800 km à l’est de Moscou. L’auteur y est d’abord allé sur les traces d’un prisonnier de guerre hongrois qui avait passé 55 ans, oublié de tous, dans un hôpital psychiatrique. Il y retourne une seconde fois et fait la connaissance d'un couple, Sacha et Ania. Il reviendra une troisième fois à Kotelnitch pour l’enterrement d’Ania assassinée avec son fils par un fou. Alors qu’il pense faire un documentaire, Emmanuel Carrère se rend compte progressivement que ces trois tournages, étalés sur deux ans, racontaient une histoire et que cette histoire c’est la sienne. Il évoque l’histoire de la Russie des années 2000, l’histoire d’un retour et d’une disparition mais aussi son histoire personnelle.



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- Le talent d’Emmanuel Carrère qui part du récit de voyage pour atterrir à l’autofiction.


- L’Idiot de Féodor Dostoïevski c’est un peu l’histoire de ce prisonnier de guerre hongrois dans "Retour à Kotlenich" qui passe 55 ans, oublié de tous, dans un hôpital psychiatrique en Russie.


- La "colonne sans fin" de Constantin Brancusi inspirée d’un motif traditionnel des habitations paysannes roumaines.


- L’animalié et la sensualité de Vaslav Nijinsky dans "L’après midi d’un faune", sa première chorégraphie pour les Ballets Russes de Diaghilev en 1912



LE BAL

LE BAL

LE BAL

Sorti en 1983, "Le Bal" d’Ettore Scola reste un film atypique et majeur dans la carrière du dernier géant du cinéma italien. Miroir et reflet de cinquante ans d'histoires politiques et sociales en France à travers les yeux d'un danseur de salon, le long-métrage a révolutionné le cinéma... et tout ça, sans un mot. L’Histoire de la société française s’y conjugue, en huit étapes, entre 1936 et 1983. Les acteurs sont des inconnus si bien qu’ils pourraient incarner chacun de nous. Le lieu est le même quelle que soit l’époque : une salle de bal et ses dépendances où toutes les rencontres sont possibles entre des personnes qui ne se connaissent pas, et qui craignent la solitude. Depuis les années 30, le Front populaire, la guerre et l’arrivée du jazz, du Rock et du Disco… Les couples silencieux se font et se défont au gré de l'histoire et de la musique.Trois césars consacreront le génie visionnaire : meilleur film, meilleur réalisateur et meilleure musique de Vladimir Cosma.



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Un film sans parole uniquement musical avec une bande son étonnante et particulièrement éclectique !
- "Lili Marlène" de Marlène Dietrich (1937)
- "Si tu vas à Rio" de Dario Moreno (1958)
- "Que reste-t-il de nos amours" de Charles Trenet (1975)
- "T’es Ok" Ottawan (1980)



CHARADE

CHARADE

CHARADE

Sortie en 1963, "Charade" est une comédie policière jouissive et romantique réalisée par le cinéaste américain Stanley Donen. Il se joue avec humour des codes du film noir par le biais d’une mise en scène sophistiquée. Moins mièvre qu’il n’y paraît, ce policier rythmé par de nombreux chassés-croisés dans la capitale rappelle à quel point Stanley Donen, auteur de comédies musicales aussi cultes et enlevées que Chantons sous la pluie, sait comme peu d’autres mouvoir les corps de ses personnages, enlisés dans de nombreux rebondissements, mais aussi dans les filets de leurs propres sentiments. Tout l’art de Donen réside ainsi dans cette manière qu’il a de s’approprier les codes du film noir pour proposer un film hybride très ludique. Sans jamais sacrifier la complexité de l’intrigue policière, ce savant et amusant jeu de dupes nous tient en haleine de bout en bout. Henry Mancini livre ici sa première collaboration avec Stanley Donen, avant de le retrouver sur Arabesque en 1966 puis Voyage à deux en 1967. Le compositeur évoque la saga des James Bond, ses cordes rappellent celles de John Barry, même si les percussions au premier plan restent sa marque de fabrique.


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- la frimousse et l’élégance d’Audrey Hepburn entre gravité et joie
- son impressionnante garde-robe dessinée par Hubert de Givenchy
- la musique du film d’Henry Mancini clin d’œil aux films d’espionnage
- le distinction incomparable de Cary Grant



SONATE D'AUTOMNE

SONATE D'AUTOMNE

SONATE D'AUTOMNE

Sonate d'automne est un film réalisé par Ingmar Bergman en 1978. C'est l’histoire des retrouvailles entre une mère, qui a tout donné à sa carrière de pianiste, et sa fille, abandonnée au manque d'amour. Tout se jouent dans un climat intimiste typique du cinéaste. Mais Bergman ne se complaît pas dans la maîtrise, il entre dans le vif de son sujet, et les stars qu'il dirige, Ingrid Bergman, la Suédoise de Hollywood et Liv Ullmann, sont utilisées pour leurs exceptionnelles qualités de jeu. C’est une libération de la parole. Puis chacune se sépare pour suivre un chemin, probablement le même qui les avait menées chacune vers cette rencontre : la mère repart comme elle est arrivée, le masque de la joie en moins ; elle retrouve sa fuite et son orgueil, et la fille son foyer et son ressentiment. Tout se passe mais rien ne change. Attentif aux critiques, qui l'avaient pourtant souvent éreinté, Bergman se montra sensible à la réflexion de l'un d'eux, jugeant qu'avec Sonate d'automne, « Bergman faisait du Bergman ».


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- Ingmar Bergman dans son film le plus "bergmanien"
- Ingrid Bergman, majestueuse et implacable dans son dernier rôle au cinéma
- Liv Ullmann, touchante de modestie et de grâce
- la photo de Sven Nykvist, directeur de la photo de la plupart des films de Bergman



LES AILES DU DÉSIR

LES AILES DU DÉSIR

LES AILES DU DÉSIR

Les Ailes du désir est un film réalisé par Wim Wenders en 1987. Ce onzième long métrage du cinéaste allemand est un conte allégorique narrant l’incarnation d’un ange qui renonce au Ciel par amour pour une femme. Il se déroule dans un Berlin divisé où des êtres invisibles et bienveillants donnent à entendre les monologues intérieurs des humains confessant leurs angoisses et aspirations. Leur quête d'identité est ponctuée par un récitatif reprenant en leitmotiv un poème de Peter Handke sur l'enfance perdue et retrouvée. Éclairé par Henri Alekan, le film est tourné pour moitié en noir et blanc dans une atmosphère mélancolique et fluide, procédé choisi pour représenter le monde insensible tel que le voient les anges. La couleur intervient dans un changement de rythme, rock, au début de la seconde et dernière partie, quand le désir humanise l'ange.


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- Wim Wenders dans son retour triomphant sur la scène du cinéma d’auteur internationale après un long séjour aux Etats-Unis
- Peter Falk, inimitable et charmeur, jouant son propre rôle dans les rues de Berlin des années 80
- Bruno Ganz, inoubliable dans son rôle d’ange qui le rendra célèbre


LE TALISMAN

LE TALISMAN

Le talisman

En octobre 1888, Paul Sérusier exécute en plein air, à Pont Aven, une petit huile sur bois sous les conseils de Paul Gauguin. De retour à Paris, il montre à ses camarades de l’Académie Julian (Maurice Denis, Pierre Bonnard, Ker-Xavier Roussel et Paul-Elie Ranson) ce paysage synthétique titré "Paysage au bois d’Amour" qui sera baptisé le Talisman. Un titre évocateur pour le petit groupe nommé nabis (les prophètes en hébreu), qui porte tous les signes de la nouvelle voie à explorer pour accéder au mystère de la création.Considérée comme la première œuvre nabie et devenue à ce titre une icône de l’art moderne, cette étude annonce l’abstraction. Les nabis sont considérés à ce titre comme les parrains inconscients des recherches de Kandinsky et de Mondrian. 

*Le tableau est de dimensions modestes 27 cm x 21,5 cm, il est conservé au Musée d’Orsay. Paul Sérusier l’offrira à son ami Maurice Denis.


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- l’influence de Paul Gauguin
- la complicité du groupe des Nabis
- l’inspiration de l’art japonais
- le soutien de la revue blanche des frères Natanson
- Misia Sert, muse et modèle des nabis
- la fusion du décoratif et des arts appliqués
- le concept d’art total


MOONRISE KINGDOM

MOONRISE KINGDOM

Moonrise kingdom

Moonrise Kingdom est un film du réalisateur américain Wes Anderson sorti en 2012. Le scénario a été coécrit par Roman Coppola. Il s'agit de sa sixième collaboration avec son acteur fétiche Bill Murray. Pendant l'été 1965, sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, un camp de scouts où les enfants espèrent d'inoubliables vacances... Suzy et Sam, 12 ans, tombent amoureux. Alors qu'ils fuguent ensemble et que tous les habitants de la ville sont à leur recherche, un ouragan s'approche des côtes et va bouleverser leurs destinées.C’est une nouvelle fois une histoire de famille (dysfonctionnelle) et d’enfance sacrifiée qu’observe Wes Anderson, sur un mode volontiers mineur etbuissonnier. Gouverné par le rythme de la course de son jeune couple fugueur, Moonrise Kingdom s’assume en simple objet récréatif, une quête amoureuse palpitante, un geste purement libératoire et fantasmatique sur lequel la réalité n’a aucune prise (pas même la foudre qui s’abat sans dommages sur notre héros joufflu) : une aventure à tout prix.Dans ce registre, Wes Anderson n’a toujours pas d’équivalent pour filmer l’héroïsme de l’enfance : ces cabanes que l’on érige avec trois bouts de ficelle, cet esprit de meute, ces premiers baisers qui font trembler le sol et ces combats homériques…Il prône un retour à un état sauvage conjugué à une forme d’euphorie perpétuelle qu’aucun drame ne peut entamer.


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- l’esthétique décalée, onirique et poétique de Wes Anderson
- sa vision des années 60
- son casting de rêve : Bill Murray, Bruce Willis, Edward Norton, Frances McDormand, Tilda Swinton…
- son obsession pour la symétrie des plans, les cadrages impeccables et les déplacements de caméras principalement verticaux ou horizontaux
- la musique de Henry Purcell


BORSALINO

BORSALINO

BORSALINO

Borsalino est un film policier franco-italien réalisé par Jacques Deray en 1970.
Le film raconte les aventures de deux jeunes voyous qui tentent de devenir les caïds de la pègre marseillaise. En 1968, Alain Delon tourne sous la direction de Jacques Deray dans "La Piscine". Durant le tournage, à Ramatuelle, Delon lit le livre « Bandits à Marseille » d'Eugène Saccomano. Un chapitre retient son attention, celui sur Paul Carbone et François Spirito. Il en discute avec Jacques Deray et l'idée d'une adaptation cinématographique commence à germer. Alain Delon souhaite produire le film et veut partager l'affiche avec Jean-Paul Belmondo.Ce projet est l'occasion de réunir pour la première fois deux acteurs au sommet de la célébrité. Le film devait s'intituler au départ "Carbone et Spirito".
Paul Carbone fût le premier parrain du millieu corso-marseillais qui a sévi de 1920 à 1943 et avait comme associé François Spirito, un mafieux franco-italien. Mais ce projet cinématographique ne plaît pas au milieu marseillais qui tente de faire pression car le scénario évoque l'Occupation, période durant laquelle Carbone et Spirito ont choisi le camp des collaborateurs. Les marseillais ne veulent plus participer au projet. Le réalisateur Jacques Deray reçoit des menaces de mort...
Afin d'éviter un drame, la production va modifier le scénario. Les évocations sur l'Occupation sont supprimées. Les noms des personnages sont changés et le titre devient "Borsalino", d'après la célèbre marque de chapeaux. Le borsalino était populaire dans les années 1930 et était utilisé par les gangsters comme signe distinctif. Pour reconstituer le Marseille des années 1930, Jacques Deray s'aide des journaux et archives de l'époque. Le grand photographe Jacques Henri Lartigue donne un coup de pouce en lui mettant à disposition les photos de cette période.La musique est signée Claude Bolling, connu dans le milieu du jazz.


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- le duo Belmondo / Delon
- le romand d’Eugène Saccomano "Bandits à Marseille"
- les photos de Jacques Henri Lartigue
- Marseille dans les années 30
- la musique de Claude Bolling


LE DOCTEUR JIVAGO

LE DOCTEUR JIVAGO

LE DOCTEUR JIVAGO

"Le docteur Jivago" est un roman d'aventure et d’amour écrit en 1945 par Boris Pasternak (1890 - 1960) écrivain et poète russe. Pasternak voulu d'abord se consacrer à la musique, rêvant de devenir un jour compositeur comme Alexandre Scriabine mais faute d'oreille absolue, il se lancera finalement dans la poésie.
Le livre évoque les premières années de la révolution d'Octobre, des prémisses de 1905 (les grévistes et manifestants massacrés dans les rues de Moscou par les Cosaques), aux événements de 1917, la prise en main de la révolution par les Bolchéviks, la guerre contre les Blancs en Sibérie... On voyage dans une jeune Union soviétique des villes et des campagnes, dont les habitants sont victimes du froid et de la faim, le pays est quasiment à l'arrêt avec des kilomètres de trains abandonnés sur des voies désertes, des magasins vides et les citoyens qui disparaissent sans raison, subissant les arrestations et la délation.
Son livre sera interdit de publication pendant plus de 10 ans par les autorités soviétiques. Il finira par connaître un succès mondial et son auteur sera couronné par le prix Nobel de littérature en 1958 qu’il devra refuser sous la contrainte du pouvoir politique. Le roman ne sera autorisé à paraître en URSS en 1985 sous Mikhaïl Gorbatchev. L’acteur Omar Sharif incarnera le Docteur Jivaro de façon magistrale en 1965 dans un film de David Lean au côté de Julie Christie et Géraldine Chaplin.


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- l’incroyable histoire de Boris Pasternak
- la musique d’Alexandre Scriabine
- la personnalité d’Olga Ivinskaïa, éditrice, traductrice et écrivaine russe, amante et muse de Boris Pasternak, elle lui inspirera le personnage de Lara dans Le Docteur Jivago
- l’amitié de Léon Tolstoï
- le film de David Lean avec Omar Sharif et Julie Christie


UNE FEMME...

UNE FEMME...

AU LOIN S'EN VONT LES NUAGES

"Au loin s'en vont les nuages" est un film finlandais réalisé par Aki Kaurisäki sorti en 1996. Ce mélodrame social a la grâce intemporelle d'une comédie musicale.Toujours dans l’économie de moyens, Kaurisäki est au service d'une histoire dont la banalité touche ici à l'universel.


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les films d'Aki Kaurismaki
les couleurs de Sonia Delaunay
les Failles, album de Pomme, 2019


LE PATIENT ANGLAIS

LE PATIENT ANGLAIS

LE PATIENT ANGLAIS

"Le patient anglais" est un film réalisé par Anthony Minghella en 1986 inspiré du roman "L’Homme flambé" de Michael Ondaatje.
Dans une villa en Italie, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, une jeune infirmière veille amoureusement sur un patient anglais, atrocement brûlé lors d'un accident d'avion, ivre de morphine, amoureux du désert et détruit par sa passion pour une femme perdue. Mais qui est-il, un aventurier, un savant, ou un espion ? Le patient anglaisessaie de se remémorer son passé par l’intervention de flash - back de sa vie antérieure qui se situe avant et pendant la guerre, en Égypte. Le film se joue sur un rythme lent, accompagné d’une magnifique musique composée par Gabriel Yared qui nous plonge dans l’histoire d’amour, mais aussi dans le désert saharien et le mystère qui entoure ce film. Le réalisateur nous plonge dans un mélodrame accompagné de romantisme, de mystère, d’érotisme avec de somptueuses images du désert.

Le film a été récompensé de 12 oscars, dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et de la meilleure actrice dans un second rôle pour Juliette Binoche.


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- le roman "L’Homme flambé" de Michael Ondaatje
- le césar de Juliette Binoche
- les poèmes d’Hérodote
- la musique de Gabriel Yared
- le charme de Kristin Scott Thomas


LE MIROIR

LE MIROIR

LE MIROIR

Le Miroir est le film le plus autobiographique du réalisateur russe Andreï Tarkovski, réalisé en 1975. S’inspirant de ses propres souvenirs d’enfance, dont la séparation de ses parents, Tarkovski rend ici un vibrant hommage à sa mère (que l’on aperçoit d’ailleurs à la fin du film), celle qui s’est battue pour qu’il puisse devenir artiste. Campée à l’écran par la magnifique Margarita Terekhova (qui joue également le personnage de l’épouse), la mère du jeune Alexeï est explicitement comparée aux Madones des grands maîtres de la Renaissance italienne, que le gamin découvre en feuilletant un livre d’art illustré…Comme toujours chez Tarkovski, les citations artistiques sont en effet omniprésentes, que ce soit la peinture (avec un clin d’œil notamment aux paysages d’hiver de Brueghel l’Ancien, l’un de ses peintres favoris), la littérature (Pouchkine, Dostoïevski, mais aussi et surtout les sublimes textes de son père Arseni Tarkovski, lus par le poète lui-même et qui rythment le récit) ou la musique. Bach, Purcell et Pergolèse viennent ainsi compléter la bande originale envoûtante d’Edouard Artémiev (à qui l’on doit également la musique de Solaris et de Stalker).


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- la datcha russe qui désigne une maison, souvent secondaire, de campagne. Ce lieu, pourtant presque banal, est bien porteur d’une symbolique plus grande et d’une évolution au fil de la filmographie de Tarkovsky.
- l’enfance est de manière générale, représentative de l’innocence dans l’imaginaire collectif. Tarkovski n’échappe pas à cette règle d’autant qu’il décrit dans le Miroir sa propre enfance.
- la nostalgie ou regret mélancolique d'une chose, d'un état, d'une existence que l'on a eu ou connu ; le désir d'un retour dans le passé, est un sentiment omniprésent chez Tarkovski.
- "La passion selon Saint Jean" de Bach utilisé sur les magnifiques scènes finales.


LA VIE EST BELLE

LA VIE EST BELLE

LA VIE EST BELLE

La vie est belle est un film américain de Frank Capra réalisé en 1946. Le décès de son père oblige un homme à reprendre l’entreprise familiale de prêts à la construction, qui permet aux plus déshérités de se loger. Il entre en conflit avec l’homme le plus riche de la ville, qui tente de ruiner ses efforts. Au moment où il approche de la victoire, il égare les 8 000 dollars qu’il devait déposer en banque. Le soir de Noël, désespéré, il songe au suicide. C’est alors que le Ciel dépêche à ses côtés un ange de seconde classe, qui pour gagner ses ailes devra l’aider à sortir de cette mauvaise passe… Comment Frank Capra a pu atteindre cette symbiose entre le drame familial, l’errance fantastique et la romance salutaire ? Portrait subtil d’une communauté soudée, La vie est belle dépeint sans lourdeur l’entrelacement des vies. Sans qu’ils ne s’en rendent compte, l’action des uns définit la vie des autres. Même quand l’injustice les accule, quand chacun de leurs rêves s’effondrent sous le poids des obligations, des responsabilités, il reste de l’espoir. Frank Capra prend à bras le corps le pessimisme qui, à un moment ou un autre, parcourt une vie. Il le prend, le tord, le broie et le met face à l’évidence : s’il est là, c’est qu’il existe son penchant inverse, sa Némésis : l’optimisme. Avec force et fracas, James Stewart et Donna Reed incarnent cette leçon d’humanisme.


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- la magie des films de Noël
- Frank Capra immigré sicilien devenu l’un des réalisateur les plus influents du cinéma américain
- le naturel balbutiant de James Stewwart
- les bons sentiments, les fins heureuses et l’optimisme de cette histoire


LES VITELLONI

LES VITELLONI

LES VITELLONI

Les Vitelloni (I vitelloni) est un film franco-italien de Federico Fellini, sorti en 1953, connu en France sous le titre Les Inutiles. Le terme vitelloni est une expression qui était utilisée en Italie immédiatement après guerre pour désigner les jeunes sans emploi qui passaient leurs journées au bar, sans travail ni ambition. Le chômage causé par la dépression de l’après-guerre ayant élargi le phénomène des vitelloni à l’échelle nationale, Fellini déroule son récit dans une ville non identifiée, mais qui clairement fait référence tantôt à Rimini (ville natale du réalisateur), tantôt à Ostia (ville du littoral, près de Rome). Les protagonistes de l’histoire sont cinq jeunes qui passent leurs journées à flâner, à regarder les filles du village, à se moquer de ceux qui ont un travail. Ils sont le symbole d’une jeunesse qui, traumatisée par la guerre, ne veut pas entrer dans la vie adulte, de peur de vivre d’autres brûlantes déceptions et refuse ainsi d’assumer le poids des responsabilités. Chaque personnage incarne un aspect de la médiocrité provinciale (l’intellectuel, le séducteur, le garçon précoce, l’éternel enfant et le moqueur). Hormis le personnage de Moraldo (alter ego de Fellini), qui finit par s’éloigner de sa ville de province, à la recherche d’un avenir meilleur, tous les personnages sont incapables d’assumer de quelconques devoirs dans leur vie privée, publique ou professionnelle. C’est le cas notamment de Fausto (Franco Fabrizi), le séducteur qui, bien que contraint à un mariage réparateur, continue de privilégier sa conduite irresponsable.
Fellini offre un portrait à la fois acide et ému du spleen de la périphérie urbaine. Il recrée l'univers de sa jeunesse, de ses souvenirs les plus chers et raconte un monde avec un regard nostalgique, sarcastique et mélancolique.



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- le néoréalisme de Federico Fellini
- l’Italie des années 60
- le désenchantement de l’après-guerre
- la musique de Nino Rota
- l’humour de Totò


DANCER IN THE DARK

DANCER IN THE DARK

DANCER IN THE DARK

Comédie musicale tragique, Dancer in the Dark est un film de Lars Von Trier réalisée en 2000. Après Breaking the Waves (1996) et Idioterne (1998), Dancer in the Dark, constitue le troisième volet de sa trilogie "Cœur en or". Le film fut couronné de la Palme d’or ainsi que du prix d’interprétation féminine lors du festival de Cannes, grâce à la performance de la chanteuse islandaise Björk. 
Tout comme les deux précédents volets de la trilogie, l’enjeu mélodramatique du film repose sur la confrontation entre le personnage principal et le drame en tant que tel. La spécificité des films "Cœur en or" réside dans le fait qu’ils mettent systématiquement en scène des femmes, fondamentalement bonnes et pures, et qui, face au malheur, ne peuvent se résoudre qu’à prendre la posture de martyres. Ces femmes, pour le bonheur d’autrui et par amour pour celui-ci, acceptent de souffrir au nom de leur foi en ce qu’il y a de meilleur en l’humanité. La bonté, la pureté et l’altruisme sont les principes fondamentaux qui émanent de ces sacrifices.


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- la performance époustouflante de Björk
- la Finlande d’Ilmari Tapiovaara
- le traitement de la couleur dans les comédies musicales
- Dogme, le manifeste rédigé à Copenhague en 1995 par Lars Von Trier et Thomas Vintergerg



L'AMIE PRODIGIEUSE

L'AMIE PRODIGIEUSE

L'AMIE PRODIGIEUSE

L’Amie prodigieuse (L’amica geniale) est un roman italien paru en 2011, issu de la tétralogie romanesque d'Elena Ferrante racontant la vie de deux amies issues d'un quartier pauvre de Naples au début des années 1950. Au fil de quelque soixante ans, ce roman en quatre volets enregistre les oscillations de l’intense amitié entre Elena dite « Lenù », et Raffaella appelée « Lila ». Les deux petites filles sont nées au sein d’un quartier périphérique de Naples, sclérosé par les luttes de pouvoir entre communistes et mafieux, par l’extrême pauvreté et les injustices, par le sexisme et le patriarcat.L’auteure qui se dissimule sous le pseudonyme d’Elena Ferrante préserve son anonymat. C’est grâce à cet ouvrage qu’elle a connu un succès international, phénomène d’édition appelé "Ferrante Fever". Le cycle de «l’Amie prodigieuse» est une grande fresque intime, historique et politique, qui utilise les codes notoirement efficaces du feuilleton, presque du soap, avec ses cliffhangers, ses retournements de situation, son index des personnages. Cela dit, beaucoup d’écrivains travaillent ce que le philosophe Tristan Garcia nomme la «grande forme» du roman, celle qui s’efforce d’embrasser plusieurs vies et plusieurs époques, sans susciter le même genre de ferveur.


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- Naples entre communisme et maffia
- Dante Alighieri des dialectes au toscan, la construction de la langue italienne
- le Néoréalisme italien entre réalité et documentaire
- les photographies de Vittorio Pandolfi

Les 4 tomes :
L’Amie prodigieuse, I (Prologue ; enfance et adolescence)
Le Nouveau Nom, II (Jeunesse)
Celle qui fuit et celle qui reste, III (Âge adulte)
L'Enfant perdue, IV (Maturité ; épilogue)